17 morts dans l’incendie d’une tour à Londres : un revêtement en plastique mis en cause

Le bilan provisoire de l’incendie qui a ravagé la Grenfell Tower, dans l’ouest de Londres, s’élève à au moins 17 morts et 78 blessés. Une matière plastique utilisée pour la rénovation de l’immeuble aurait aggravé le sinistre.

La mobilisation exceptionnelle des sapeurs-pompiers de Londres n’a pu épargner un lourd bilan humain aux habitants de la Grenfell Tower, cette tour de logements du quartier de Kensington touchée par un incendie monstre dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon un dernier bilan de la police, au moins 17 personnes ont trouvé la mort et 78 autres ont été blessées. Un bilan loin d’être définitif, selon les services de secours qui peinent à progresser dans le bâtiment très instable.

« Nous nous attendons malheureusement à ce que le nombre de morts augmente », a déclaré Stuart Cundy, commandant à la Metropolitan Police, qui ne s’attend pas à trouver d’autres survivants.

Preuve de la violence de l’incendie, le feu n’a été complètement éteint qu’en début de nuit ce jeudi, soit plus de 24 heures après le début du brasier. Les causes de l’incendie ne sont pas encore connues mais la colère monte parmi les centaines de résidents, qui pointent depuis des années des défaillances à répétition dans la gestion de la tour Grenfell.

Une rénovation pointée du doigt

La Grenfell Tower, construite en 1974, est la propriété de la mairie locale de Kensington et Chelsea. Il est géré par la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (KCTMO), l’organisme public qui administre le parc de logements sociaux pour la municipalité de ce quartier londonien.

Une opération de rénovation de près de 10 millions d’euros s’était achevée il y a tout juste un an, en mai 2016. L’entreprise Rydon, chargée des travaux, assure aujourd’hui que la rénovation « a passé tous les contrôles obligatoires en matière de normes incendie et de règles de sécurité ».

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