1960 à 2018, le Sénégal et ses 4 présidents, à l’heure du bilan. Par Cheikh Diallo

En revisitant l’histoire politique de la république du Sénégal, il apparaît clairement qu’avec nos 4 présidents, la descente vers les abysses du sous-développement a été crescendo. Chacun d’eux, a joué sa partition dans la situation catastrophique que vit aujourd’hui notre pays.

Le premier Léopold Sedar Senghor, un poète philosophe, se basait sur des critères cosmiques pour visionner. Sinon, comment comprendre sa fameuse vue d’esprit qui voulait que le Sénégal soit comme Paris en 2000.

Cela sans poser aucune disposition programmatique ou économique qui nous permettrait d’égaler la Métropole en termes de développement. Rêveur à l’optimisme béant, le peuple a rêvé avec lui pendant ses 21 ans au pouvoir.

Le réveil fut brutal. Lui-même étant conscient de son échec, usita L 35, léguant ainsi le pouvoir à Abdou Diouf. Abdou Diouf, l’ancien premier ministre, un administrateur civil taciturne a gouverné le pays comme un département.

S’emmurant dans son silence légendaire, il n’a fait que promouvoir les politiques d’ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale, néfastes au tissu économique du pays. Avec des hommes comme Jean Collin, un colon qui faisait du chantage son mode de management.

Ousmane Tanor Dieng, plus effacé mais très entreprenant mais qui gérait le pouvoir avec prudence. S’appuyant sur un P.S, parti état qui lui a permis d’asseoir son pouvoir pendant 19 ans, il finit par sortir par l’alternance de 2000.

Quant à Maître Abdoulaye Wade, le troisième, l’opposant légendaire doté d’une intelligence rare, il transforma le pays en chantiers, de grandes infrastructures, des routes, universités et lycées dans les coins les plus reculés du pays.

Fini par les caprices de son fils Karim Wade, il rata son troisième mandat, celui de trop que lui avait autorisé le Conseil Constitutionnel, qui avait fini d’installer le pays dans un cycle de violence inouïe. Macky Sall plébiscité par 65% de ses concitoyens, il devient le plus occidental de tous en confiant tous les secteurs de l’économie aux multinationales françaises, excepté quelques-uns.

Coïncidence ou pure chance, l’apparition, du gaz et du pétrole sur nos côtes lui permette de rêver plus que Senghor et Wade.

En visionnant de plus près l’histoire politique du Sénégal, on constate une opposition paresseuse, qui manque de leaders et d’initiatives convaincantes pour éclairer leurs démarches. Avec l’élection de 2019 qui se profile à l’horizon, rien n’est proposé. La classe politique est dans une stagnation totale, rien ne bouge. Sauf que la générosité des sénégalais est sans limite.

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