20 ans après le congrès sans débat : Encore, Tanor prend le dessus sur Niasse et Djibo

En 1996, lors du « Congrès sans débats » qui donna le pouvoir à Ousmane Tanor Dieng, tout puissant directeur de cabinet du Président de la République, devenu ministre d’État sous Abdou Diouf qui peinait à prendre totalement le contrôle de l’appareil politique hérité de Senghor, Moustapha Niasse et Djibo Kâ ont été contraints de quitter le navire. 20 ans après, l’histoire politique entre les trois hommes semble se répéter. Tanor Dieng a qui Macky Sall a octroyé 17 sièges de députés, a pris le dessus sur Niasse et Djibo.

La guerre de «trois» de 1996

L’enfant de Keur Madiabel qui en voulait tant à l’enfant de Thiarny et à Abdou Diouf, suite à la tenue d’un congrès qui avait permis à Diouf de désigner la totalité des membres du Bureau politique, la plaie socialiste s’est élargie.

Face à Ousmane Tanor Dieng qui devient l’homme politique à éliminer et suite  à sa tentative ratée de créer un courant de pensée interne, Djibo Kâ, saute pour mieux rebondir. Il prend sur lui l’initiative de quitter le parti scoliaste qui lui a tout donné de Léopold Senghor à Abdou Diouf.

Il a créa alors que nous étions en 1998, contre toute attente l’Union pour le renouveau démocratique (Urd).

Comme si les deux frondeurs unis pour le même combat, mais rivaux dans l’approche politique, ont décidé de prendre leur destin d’hommes politiques en main, contre Abdou Diouf et Tanor Dieng.

Un an seulement après le départ fracassante de Djibo, Niass lança le 16 juin 1999, un appel à tous les socialistes «épris de justice et de justesse» à venir le rejoindre dans un nouveau projet politique appelé Alliance des forces de progrès (Afp). Djibo Kâ et Moustapha Niass tissent leur toile politique. De file en aiguille, ils prédisent l’enfer à Abdou Diouf et à son proche collaborateur politique de Président, Abdou Diouf. L’année 2. 000 a été décisive pour eux. Avec Me Abdoulaye Wade, Landing Savané, Abdoulaye Bathily, Amath Dansokho, pour ne citer que ces ténors, pour faire montre la poussière à Diouf et à Tanor.

Bis repétita !

Aujourd’hui, 20 ans après le fameux congrès sans débat, la victoire de Tanor Dieng sur Moustapha Niass et Djibo Kâ sous la houlette d’Abdou Diouf, lors du fameux congrès sans débat, l’histoire semble se répéter entre les trois mastodontes politiques. Cette fois-ci, en tant qu’alliés et non collaborateurs, du chef de l’Etat en place.

Et encore, Tanor Dieng a pris le dessus sur Moustapha Niasse et Djibo Kâ. Il a reçu le soutien et la confiance du chef de l’Etat, Macky Sall.

Ce, comme en attestent les sièges que ce dernier lui a octroyé. Au moment où l’Afp obtient 6 sièges et l’Urd aucun siège, le Ps avec Ousmane Tanor Dieng à la tête a bénéficié de 17 sièges. En terme beaucoup clairs, si la liste de Bennoo venait à gagner les élections législatives, le patri socialiste version Ousmane Tanor Dieng aura 17 députés, au moment où Niass se contentera de 6 et Djibo Kâ, rien. Ce qui n’enchantent guerre l’Afp et l’Urd.

Ousmane Tanor Dieng ragaillardi

Cet état de fait, ne fait que ragaillardir le seul commandant à bord du navire vert. Ousmane Tanor Dieng. Il a réussi a faire partir Khalifa Sall, Barthélemy Dias et Bamba Fall, considérés comme les empêcheurs de tourner en rond dans la grande formation politique du Premier président du Sénégal, Léopold  Sedar Senghor.

Aujourd’hui, contre vents et marées Ousmane Tanor Dieng est en train de diriger comme il le veut le parti socialiste. En sus du rang qu’il occupe au parti socialiste, au plan protocolaire, il occupe une place de choix, parce que bombardé au poste de Président du Haut Conseil des Collectivité territoriales (Hcct), poste qu’il dirige jalousement. Il est auréolé de titre de Président, derrière Macky Sall et Moustapha Niasse.

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