Les non-dits de la vie sexuelle des Sénégalaises

Voici un reportage croustillant en trois parties comme les aiment beaucoup de lecteurs. Je le sais par mes statistiques de lecture ou par les mots recherchés sur google qui aboutissent sur Tak… Ces articles ont été écrits par un(e) Sénégalais dans « Icône » un magazine people à sensation que l’on peut comparer à « Voici » en Europe.

Je les ai rassemblé ici car ils fournissent une explication sur certains comportements qui peuvent paraitre étonnants pour les toubabs, dont les mystères de l’érotisme des sabars (article 3), ces réunions entre femmes où elles se libèrent pas toujours discrètement.

Ces danses parfois quasi obscènes font souvent le succès des soirées sénégalaises dans les boites de nuit. Certains Sénégalais font semblant de s’offusquer de ces pratiques. C’est ce qui s’est passé lors de la fameuse vidéo diffusée sur les danses de Ndeye Guèye dans une boite de Dakar.

Tout le monde a fini en prison… Les hypocrites qui font les prudes ont besoin de ce petit rappel sur les habitudes lascives traditionnelles et les comportements sexuels des femme. Bizarrement, ce sont les hommes qui sont choqués alors qu’eux-mêmes ont bien des comportement choquants. Les femme ne font pas tant de problèmes.

Ah, le sexe ! Qu’on le pratique ou pas, qu’on en parle ou pas, ça reste toujours un des soucis des membres de toute société. Pratiqué, mais souvent caché, le sexe a longtemps été un sujet tabou. Apparemment, avec les changements de société, les crises des valeurs et les nouvelles influences, l’approche au sexe se transforme aussi. Les tabous tombent, pour laisser place à une nouvelle émancipation. Les vieux pointent du doigt la nouvelle génération « toujours plus prompte à la débauche ». Mais ce changement, est-il aussi radical qu’il en a l’air ?

C’est-à-dire que le lendemain de la nuit de noces, on exhibe le drap tacheté de sang, preuve de la virginité de la femme. En parler aussi était tout un problème. Une fille n’avait droit aux conseils de la maman qu’après le mariage. On dit que les temps changent et, effectivement, à cause de l’accès plus rapide aux informations – surtout à travers les médias et l’Internet – les gens semblent plus ouverts à la discussion sur le sexe.Des tabous encore tenaces Jadis parler du sexe était absolument un sujet tabou. Une fille se devait d’arriver vierge au mariage, faute de quoi, la famille entière risquait de perdre la face. Encore que maintenant, dans certains villages, on pratique la « preuve du drap ».

Il semble pourtant que dans la majorité des cas, certains tabous ont la peau dure. B.C. 23 ans et mariée à l’âge de 17 ans : « En parler avec mes parents ? Jamais ! Je n’ai jamais osé poser certaines questions à ma mère. Je me rappelle le jour où j’ai eu mes premières règles, mon père m’avait fait savoir qu’à partir de ce jour, je devais faire très attention, car il suffirait qu’un garçon me touche pour que je tombe enceinte. Au début, j’y ai cru, comme la majorité de mes copines qui ont eu droit à ce même sermon, mais au fil du temps, et de l’envie de découvrir ce qui se cachait derrière les interdits, j’ai su que c’était pour me pousser à la retenue ».

De son côté, O.S nous confie : « Quand j’ai commencé à fréquenter les garçons, je n’en parlais avec personne, même pas avec les copines. C’est sûr que tout le monde le fait mais on a peur d’être mal jugée. Ce n’est que récemment que j’ai commencé à en parler et à en rigoler avec mes copines, avant il n’en était pas question ». Dans certains couples, l’attitude vis-à-vis du sexe n’est pas très différente.

Un gynécologue nous apprend que beaucoup de couples souffrent de leur insatisfaction sexuelle en silence, parfois pendant des années, car la femme n’ose pas s’exprimer de peur d’être jugée « de petite vertu » et l’homme ne veut pas extérioriser ce qu’il ressent comme un échec.

La problématique de la virginité La virginité reste un facteur important. Encore que beaucoup de filles tiennent à se garder intactes jusqu’au mariage. Dans certains milieux religieux, la virginité est un point d’honneur et témoign e de la foi de celui ou de celle qui en fait le choix. Par contre, dans la plus grande partie des cas, c’est un choix plus dicté par le regard des autres, et pas toujours un choix vécu profondément. Ainsi, de nombreuses filles optent pour la virginité pour ne pas décevoir les parents ou bien par crainte de ne pas se faire respecter par l’entourage et/ou le futur mari.

Autre temps, autres mœurs

Grâce à l’accès facile aux informations, le sexe devient de moins en moins tabou. Il ne faut cependant pas tomber dans le piège générationnel qui, depuis la nuit des temps, nous fait croire que les jeunes d’aujourd’hui sont des adeptes de la débauche. On découvre le sexe de plus en plus jeune, et on ne cache plus ses envies.

« Ce n’est pas que ça ! Je pense que le changement le plus important pour notre génération, c’est une plus grande complicité entre les hommes et les femmes. Il y a autre chose que le sexe : il y a l’échange psychologique, le fait de pouvoir s’exprimer librement avec son partenaire et savoir dire ce qu’on veut. Il y a une base d’amitié ».

Effectivement, il s’agit là d’une composante très importante. Pourtant, cette vision de la femme sénégalaise directe et libérée n’est pas partagée par tous. P.G, un jeune Camerounais vivant au Sénégal depuis de nombreuses années, coureur devant l’éternel, nous confie :

« Quoique les nouvelles générations sont plus dissipées, je trouve qu’il y a encore beaucoup de pudeur par rapport aux jeunes de mon pays. Les filles qui draguent sont encore rares ». Et le jeune Camerounais de poursuivre : « je pense qu’elles sont encore trop bloquées par le jugement extérieur. Elles se projettent trop dans l’après-acte, et en le faisant elles cassent l’ambiance ».

Les couples, niches à problèmes

Heureusement que la majorité des couples vivent une sexualité épanouie et satisfaisante. Les problèmes qui surgissent par contre sont

souvent reliés à l’espace et au temps. Il est souvent difficile de consommer l’acte quand dans la chambre d’à côté, il y a la moitié de la famille et que n’importe qui peut rentrer dans la pièce. Certaines filles, comme D.S, 22 ans, se lamentent également d’un manque de fantaisie chez les mecs : « C’est toujours le lit ! Beaucoup d’entre eux ne pensent pas aux préliminaires ».

Ce qui nous ramène directement au problème principal : la communication. Le plus grand tabou reste celui d’arriver à exprimer à son partenaire ses désirs et ses frustrations. Beaucoup de femmes ont honte d’en parler devant leur mari, et les maris eux-mêmes se trouvent gênés à discuter de leur virilité.

Ce qui constitue un problème fondamental, explique un gynécologue : « Les problèmes d’insatisfaction de beaucoup de couples sont liés au manque de communication. Beaucoup de femmes viennent se confier, mais ne font pas de même avec leur mari. Quand finalement ils se décident à venir parler en couple – et fort heureusement qu’il y en a de plus en plus – on se rend compte qu’il s’agissait juste d’un manque d’écoute des désirs de l’autre.

J’ai l’exemple d’une femme qui, après plusieurs années de mariage, n’arrivait pas à jouir. Il a suffi qu’elle en parle pour que le problème se résolve ». Par contre, les problèmes so nt parfois plus compliqués, surtout quand on parle de dysfonctionnements physiques. Quoique ces problèmes touchent surtout les couples plus mûrs.

« Cela arrive de plus en plus aux jeunes aussi. Généralement, les causes sont une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, alcoolisme, toxicomanie) ou par des composantes psychologiques. Beaucoup de jeunes se retrouvent sans emploi, et cette sensation d’échec peut influer sur leur performance sexuelle. Ce qui est plus triste, c’est que si les hommes refusent d’en parler, la femme elle-même va se sentir remise en cause, et cela risque de créer un cercle vicieux très difficile à rompre. Cette frustration inavouée peut avoir des conséquences désastreuses, allant de l’adultère jusqu’au divorce », poursuit le praticien.

Solutions, solutions…

La première solution, la plus importante, c’est la communication ! il ne faut pas avoir peur d’exprimer ses désirs et fantaisies à son/sa partenaire, d’expérimenter, de mettre un peu de piment en toute complicité. Même en cas de dysfonctionnements physiques, pas la peine de se renfermer dans la honte. Il y a des solutions. Et la première d’entre elles est de savoir que son partenaire est un(e) ami(e), un soutien et qu’il est possible de passer le cap des épreuves ensemble.

La preuve nous est donnée par M.B. et A.F, mariés depuis 20 ans : « Le secret de notre amour , c’est la complicité et la confiance qu’on a l’un vis-à-vis de l’autre. On n’a pas de honte et on est des confidents, pour n’importe quel sujet. Cela va de soi que notre vie sexuelle est très épanouie ».

Cette deuxième solution, tous les spécialistes en sont d’accord : « Une bonne hygiène de vie. Pas trop d’alcool, de tabac ou de drogues. Au début, ces substances peuvent donner l’impression d’être des stimulants, mais à la longue, elles peuvent être très destructrices ».

Une bonne alimentation aussi est préconisée : « Une alimentation variée, riche en vitamines (fruits et légumes). Tout cela aide à maintenir une bonne santé et donc à préserver ses capacités intellectuelles comme sexuelles. Il y a aussi les stimulants naturels, comme le gingembre, source de vitamines et sans effets secondaires ». Si les problèmes persistent, il est toujours possible de consulter un médecin.

Beaucoup d’hommes ont recours au viagra et autres substances similaires, mais il faut faire attention, comme nous le rappelle le praticien : « Effectivement, ces substances peuvent aider, mais il est impératif de faire une consultation médicale préalablement. La majorité de ces médicaments présentent des effets secondaires non négligeables, car il s’agit en même temps de stimulants cardiaques.

Avec une consultation, il est possible de calculer les risques et de les éviter. Malheureusement, beaucoup de gens les achètent dans la rue ou se les font prescrire par des « médecins » qui ne maîtrisent pas toujours tous les paramètres. Ceci peut être très dangereux. Un minimum de précautions est absolument nécessaire ».

Que peuvent bien se dire de bonnes dames, loin de leurs fourneaux ? Si vous vous amusez à tendre l’oreille lorsqu’elles sont seules dans le salon d’une de leurs copines ou à l’intérieur d’une chambre, vous aurez quelques chances de les entendre papoter sur les performances sexuelles de leurs maris ou amants. A moins que cela ne tourne autour du dernier petit pagne ou les perles qui sont en vogue. Cela, une de nos connaissances masculines l’avait si bien compris que lorsque sa tante recevait ses amies « driankés », elle n’était jamais loin.

Et lorsqu’il nous rapportait le sujet de leurs discussions, tout tournait sans surprise autour du sexe. Ce qui laisse croire que le sexe fait vivre ces dames et agrémente également leurs assemblées coquines. Des rencontres entre femmes qui ne dateraient pas d’aujourd’hui. Ce qui fait penser que certaines grandes personnes qui se consacrent tout à la religion et qui condamnent aujourd’hui le comportement des jeunes filles, n’étaient pas aussi vertueuses qu’elles le laissent croire.

Une espièglerie que confirme cet enseignant qui se souvient des parties de « sabar » dans les années soixante-dix, qui se terminaient dans la chambre ou la cour d’une de ces dames où elles se livraient à ce que l’on peut considérer comme une séance de strip-tease. Des spectacles au cours desquels les dames dévoilaient une partie de leur corps, se livrant aux danses lascives qui étaient à la mode et qui consistaient à se tortiller le corps tout en mimant l’acte sexuel.

Le « Oubil Mbarka Ndiaye » (Faites-nous découvrir ton sexe) ne date pas d’aujourd’hui, ce n’est pas cette jeunesse qui l’a inventé mais leurs grand-mères », soutient mordicus cet enseignant qui dit toujours aimer ces parties de « sabar ». D’où sa grande passion pour les soirées dites sénégalaises qu’il ne rate jamais. Toutefois, fait-il remarquer, « durant ces sabars, lorsque les femmes poussaient le bouchon jusqu’à montrer leur sexe, c’est nous, les jeunes d’alors, qui mettions fin à la séance par des jets de pierres ».

Et si aujourd’hui le phénomène des strip-tease sous couvert de « sabar » a pris de l’ampleur, c’est parce que les femmes ne se font pas discrètes. Des films où des femmes dansent toutes nues circulent ainsi dans le cercle des émigrés. Des séances tournées dans des boîtes de nuit ou lors d’assemblées de femmes. Seulement, expliquent certaines d’entre elles, ces scènes sont souvent filmées à leur insu.

A les en croire, c’est dans la folie et l’ivresse de la bonne ambiance, propre à ces rendez-vous, qu’elles livrent leurs corps à la vision de leurs amies. Aussi, certaines sont-elles souvent surprises d’entendre une de leurs amies établies à l’étranger leur dire qu’elles apparaissent dans une cassette aux allures pornographiques qui se vend bien à l’étranger. Parmi les auteurs de ces films, on cite un animateur bien connu de la bande Fm.

Le sexe se consomme également par le biais des films p ornographiques avec surtout la prolifération de Dvd ou Vcd qui se vendent comme des petits pains. Parmi les grandes consommatrices, on trouve des femmes d’émigrés ou des épouses qui vivent dans un ménage polygame avec un mari qui est la plupart du temps absent. Ces dames profitent donc de l’absence de leurs conjoints pour inviter leurs copines à venir visionner des films estampillés « X ».

Pour certaines femmes, c’est tout juste pour s’amuser et ne pas sombrer dans l’ennui d’une vie où le mari est absent qu’elles se livrent à ces visionnages collectifs de films pornos mais dans l’intimité de leurs chambres closes.

D’autres, plus perverses, se livrent durant ces réunions à des parties de « partouzes » entre lesbiennes. C’est ce qui expliquerait le développement du lesbianisme au Sénégal. La découverte de ces films pousse certaines de ces dames à satisfaire leur curiosité. Une première fois, une deuxième, et puis l’habitude s’installe chez une de leurs copines dont le mari est hors du territoire national. Les retrouvailles communément appelées « Tour » sont également des occasions pour ces dames de montrer leurs jeux de « catins ».

Dans certaines de ces rencontres, c’est souvent celle qui s’est mieux rasée le pubis ou qui possède la toison la plus chatoyante qui est déclarée la reine de la soirée. De ce fait, si certaines ne l’ont pas bien rasée, d’autres se présentent avec de belles tresses. Les petits pagnes sont également au centre de l’actualité de ces chères « Adja ». Des « Adjas » de la jet set surtout qui se payent pour l’occasion les services d’un « Xalamkat » dont les propos seraient censurés sur la bande Fm.

Les ados des années quatre vingts se souviennent des cassettes pirates qui circulaient dans certains cercles et dans lesquelles le talentueux Boucounta Ndiaye balançait des propos assaisonnés d’une bonne dose d’érotisme. Des propos que souffriraient d’entendre des oreilles chastes.

C’est dire donc que le sexe a toujours été, quelle que soit l’époque, au centre des assemblées féminines. Les anciennes étaient certes moins prudes et ne disaient pas certaines choses devant les tout-petits. Ce qui fait qu’aujourd’hui, à l’heure de la démocratie et au moment où les médias sont devenus libres, et où encore la parole occupe en permanence nos foyers, le sexe s’est aussi démocratisé.

Tout le monde s’y met et en parle comme si c’était le seul sujet en mesure de sortir le pays du sous-développement. Même ces milliers de clandestins qui cherchent une meilleure vie en Espagne, bravent la mer pour avoir de belles femmes à leur côté.

L’Internet et la prolifération des chaînes de télévisions permettent à tout le monde de vivre à l’heure du sexe. C’est peut-être pour mettre en garde les parents qu’un opérateur fait signer un document aux abonnés de son bouquet en numérique afin qu’ils puissent avoir accès à certaines chaînes dont trois portent la mention « Boul Khol ». Comme disait l’autre, parlons et vivons de sexe on n’en meurt jamais, c’est la santé.

Source : Icône Magazine

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