GESTION ECOLOGIQUEMENT RATIONELLE ET DURABLE DES DECHETS MUNICIPAUX Plus de 800 millions pour débarasser Ziguinchor et Tivaouane des POPs

El Hadji malick Diop Maire de TivaouaneLes villes de Ziguinchor et de Tivaouane vont bénéficier de 2 millions de dollars américain, soit de plus de 800 millions de F Cfa du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour assurer une gestion écologiquement rationnelle et durable des déchets municipaux et déchets dangereux pour réduire les émissions de Polluants organiques persistants (POPs) non intentionnels dans ces deux communes.

Les deux collectivités locales ont été sélectionnées sur les trois inscrites sur au départ (Kaolack, Ziguinchor et Tivaoauane) avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et le FEM, l’organe des Nations Unies qui finance les projets se rapportant aux conventions internationales dans le domaine de l’Environnement (Convention de Stockholm…).

La liste a été dévoilé par Mme Peggy Macaigne, Administratrice de programmes à l’ONUDI, lors d’un atelier de validation du choix des deux villes pilotes éligibles au projet de gestion écologiquement rationnelle des déchets municipaux et déchets dangereux pour réduire les émissions de POPs non intentionnels (des deux villes sélectionnées) la semaine dernière à Dakar. Selon elle, «l’objectif du projet est ambitieux.
C’est de développer une gestion rationnelle des déchets municipaux et des déchets dangereux en vue de réduire les émissions de Polluants organiques persistants (POPs) qui sont toxiques et qui surviennent lors de la combustion des déchets notamment via les émissions de dioxines, etc.».
Revenant sur les critères de choix, Mme Peggy Macaigne a relevé que «le processus était difficile, mais il (le choix) a été fait le plus rationnellement possible sur des critères bien établis. Ziguinchor et Tivaouane ont fourni un travail bien établi, c’est un rapport écrit qui a été noté selon des critères bien précis, à la fois sur la faisabilité technique mais aussi sur la base des engagements dans le cofinancement de ce projet».
Toutefois, a-t-elle précisé, pour ce projet, qui va être mis en œuvre par les pays avec le suivi-évaluation et l’accompagnement de l’ONUDI et le FEM qui en assure le financement, le partenariat sera de mise car tous les acteurs doivent être impliqués pour s’assurer d’une bonne réussite du programme qui va durer de 5 ans. Mieux, a insisté Mme Peggy Macaigne, «l’ensemble du projet ne peut être réalisé qu’avec le cofinancement en partenariat avec le privé.
Et, ce qu’on attend du cofinancement c’est un ensemble de 6 millions de dollars américain (ndlr-coût global du projet, soit près de 3 milliards F Cfa) qui vont être établis par les cofinanceurs qui peuvent être des banques, mais aussi le gouvernement du Sénégal qui va s’engager selon différentes initiatives et aussi tous les partenaires privés qui vont jouer un rôle crucial dans la mise en œuvre de ce projet», a-t-elle estimé.
Plusieurs activités sont prévues par le projet qui sera axé sur le renforcement de capacités des populations et des municipalités, la gestion des établissements et l’édification de structures nécessaires (CET) tout en s’assurant de l’existence d’une zone de transfert des déchets. Après la mise en œuvre, le projet doit permettre une gestion rationnelle des déchets au niveau des collectivités locales en tenant compte de la dimension genre. En attendant, les deux villes éligibles vont discuter avec les bailleurs pour voir ce qui n’a pas été pris en compte par leur municipalité.
Car l’ONUDI et le FEM vont prendre en charge une partie et l’autre partie sera prise en compte par le privé retenu suit à un appel d’offres, a souligné Mme Macaigne. A son avis, pour ce qui est de la Ziguinchor où tout est à refaire, il faut d’abord savoir quels sont les fonds de la mairie, sur quoi elle s’engage pour savoir ce que les partenaires (ONUDI et FEM) vont financer et ce qui sera du ressort du privé.
Quant à Tivaouane qui bénéficie déjà du Programme national de gestion de déchets (PNGD), il sera question de mettre les investissements là où le PNGD n’intervient pas, en s’arrangeant bien sûr avec le PNGD. Aussi faudra-t-il, pour les 5 ans, établir un échéancier. Et il est de la responsabilité des autorités de s’organiser pour le décaissement des fonds suivant les différentes phases du projet.
Tivaouane doté d’une Centre  d’enfouissement technique
El Hadji Malick Diop, le maire de Tivaouane qui s’est réjoui de la sélection de sa ville a annoncé la construction d’un Centre d’enfouissement technique. «Nous allons construire un Centre d’enfouissement technique (CET) à Tivaouane. Déjà le site est identifié, les études ont été menées sur le taux de pénétration du sol, donc sur la capacité pédologique du sol de Tivaouane à recevoir ce type de projet». A en croire le maire de Tivaouane, ce site a été choisi «pour qu’il n’y ait aucun inconvénient, aucune nuisance sur les populations. Donc les externalités négatives du programme vont être revues à la baisse. Et je pense qu’il y aura une acceptation de ce programme là par les populations» car ses questions environnementales sont entre autres «défis majeurs que les collectivités locales devraient relever surtout avec l’Etat avec l’appui des partenaires».
L’édile de ville de Tivaouane qui bénéficie aussi du Programme national de gestion des déchets (PNGD), pense que ces deux projets seront un exemple type pour une territorialisation des politiques publiques. «Je pense que les deux programmes vont s’harmoniser au niveau local pour qu’on ait une bonne intervention harmonisée à l’échelle des partenaires techniques et financiers. (…) Je pense que le Plan Sénégal émergent (PSE) va soutenir ce programme pour qu’on ait une effectivité de la territorialisation des politiques publiques. Fondamentalement, c’est l’action sur laquelle on va insister, faire de telle sorte qu’il y ait une harmonie entre le PNGD, géré à partir du ministère des Collectivités locales et ce programme de gestion écologiquement rationnelle, géré par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, pour qu’on ait une bonne articulation entre le niveau national et le niveau local».
Le problème de collecte et d’enlèvement des ordures est un phénomène récurrent à l’ensemble des collectivités locales. Seulement, «Tivaouane a déjà un statut de ville religieuse et nous sommes obligés de rendre cette ville là propre. Et, en mettant ensemble tout ce que nous avons capitalisé depuis le début, en mettant ensemble les «inputs» de ce programme là et les autres inputs venant du Programme national de gestion des déchets solides, je pense que, aujourd’hui, nous avons un exemple type pour que notre ville soit à jamais débarrassée des déchets ménagers et surtout des déchets dangereux», a garanti El Hadji Malick Diop.

TROIS QUESTIONS A MALICK SOW, ADMINISTRATEUR CIVIL, SECRETAIRE GENERAL DE LA COMMUNE DE ZIGUINCHOR
«En matière de gestion des déchets, toutes les collectivités locales du Sénégal cherchent la solution»
Ziguinchor vient d’être éligible au projet de gestion écologiquement rationnelle des déchets municipaux et déchets dangereux pour réduire les émissions de POPs non intentionnels, une ville où tout est à construire. Comment allez-vous vous y prendre pour la réussite de ce projet ?
Je remercie l’Etat du Sénégal à travers la Direction de l’environnement qui porte ce projet avec les principaux partenaires que sont l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) d’avoir pensé à initier un projet aussi important. En matière de gestion des déchets, toutes les collectivités locales du Sénégal cherchent la solution. Donc c’est un projet qui vient à son heure et nous allons tous nous mobiliser, acteurs locaux, partenaires techniques privés locaux, mais également les populations, pour un changement de comportement.
Je pense que cela va aider à une gestion beaucoup plus rationnelle et beaucoup plus efficace des déchets mais également des polluants dangereux parce que Ziguinchor ne dispose pas d’un Centre de traitement des déchets répondant aux standards internationaux. Dans le cadre de ce projet là, nous avons l’ambition, avec l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers, d’aller vers la création de ce centre là afin même de pouvoir valoriser ces déchets et de créer des emplois parce que les déchets constituent même une richesse, si ils sont bien exploités, bien valorisés.
Un Centre de traitement de déchets nécessite un site et des études d’impacts environnementaux. Or le sol est argileux à Ziguinchor. Donc où implanter ce centre et à quand les études d’impact?
Dans le projet là, il y a des composantes qui vont prendre en compte cet aspect d’études d’impacts environnementaux. Pour ce qui est du site, nous sommes présentement en train d’esquisser une intercommunalité avec la Communauté rurale de Boutoupa Camaracounda afin de pouvoir disposer d’un espace suffisant pouvant accueillir le projet. Ils nous ont déjà signé un acte d’engagement de mise à disposition du site avant même que Ziguinchor n’ait été retenue. Un document que nous avons versé dans notre dossier. Ils sont effectivement dans de très bonnes dispositions pour mettre à disposition du projet un site d’au moins 20 hectares afin de permettre la réalisation de ce projet dans lequel ils se retrouvent absolument.
Boutoupa Camaracounda est à la périphérie de la commune de Ziguinchor, le transfert des déchets là suppose de la logistique et également une voie de dégagement. Avez-vous prévu une piste pour rallier le centre de traitement des déchets?
Grâce à Dieu, de Ziguinchor à Boutoupa Camaracounda, la route est bonne, c’est une route de la CEDEAO qui mène directement vers la Guinée Bissau. C’est le «Boulevard 54 m» et c’est à 7 km de la commune de Ziguinchor. Donc ce n’est pas loin, il s’agira simplement peut-être dans le cadre de ce projet là, de refaire la piste qui mène vers le Centre de traitement qui sera construit. Je pense que toutes les dispositions techniques et financières seront prises en compte pour un bon aménagement de cette piste qui mènera vers le Centre de traitement des déchets.

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