Irak: Obama n’exclut pas des «frappes ciblées»

U.S. President Obama addresses a news conference at the end of the Nuclear Security Summit in The HagueLe président américain a annoncé jeudi l’envoi de 300 conseillers militaires pour « entraîner, assister et soutenir » les forces irakiennes face aux djihadistes.

Oui à des conseillers, non à une mission de combat. Tel est le credo d’Obama. Trois ans après s’être retirés d’Irak, les Etats-Unis s’apprêtent à y renvoyer jusqu’à 300 conseillers militaires pour «entraîner, assister et soutenir» les forces irakiennes face aux djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). C’est le président Obama en personne qui, les traits tirés et le visage concentré, a annoncé la nouvelle ce jeudi la Maison Blanche après une réunion de ses principaux conseillers et ministres, précisant que les opérations de reconnaissance menées à l’aide de drones et de chasseurs F 18 depuis déjà plusieurs jours, dans la région, visaient à préparer l’armée américaine à une éventuelle action aérienne «ciblée et précise» quand «cela sera jugé nécessaire». L’Amérique est prête à «créer des centres opérationnels conjoints à Bagdad et dans le nord de l’Irak», pour «partager les renseignements et coordonner la planification» des opérations irakiennes, a-t-il ajouté.

Mais Barack Obama a martelé que l’envoi de ces conseillers ne signifiait absolument pas que les Américains retourneraient au combat en Irak où ils ont perdu près de 4500 soldats entre 2003 et 2011. Ce scénario là est exclu, a-t-il dit. Mais Obama a reconnu que les Etats-Unis ne devaient pas sous estimer «le grand danger» que l’EIIL fait peser sur l’intégrité de l’Irak, la stabilité de la région et la sécurité de l’Europe et des Etats-Unis. «Nous avons un intérêt stratégique et de contre terrorisme en Irak», a-t-il dit. Mais il a affirmé aussi qu’il n’y aurait pas de solution de long terme viable, si le gouvernement pro-chiite de Nouri Al Maliki refuse d’ouvrir un dialogue avec toutes les composantes de la société, et notamment avec les sunnites et les Kurdes. On a besoin «d’un agenda d’ouverture», a-t-il dit. Le président a par ailleurs annoncé l’envoi de John Kerry au Moyen-Orient pour travailler à une action diplomatique concertée des alliés et acteurs régionaux face à l’EIIL.

Ses annonces interviennent alors qu’un débat très émotionnel déchire Washington sur la question de savoir qui est responsable du désastre irakien. Effarée par la débâcle de l’armée irakienne qui révèle la vanité des sacrifices exorbitants fournis par les États-Unis, la classe politique cherche des boucs émissaires. Peu pressés de faire leur mea culpa sur la catastrophe que fut l’invasion de l’Irak en 2003, le camp républicain tente de faire porter au président la responsabilité de la débandade, en l’accusant d’avoir été incapable de négocier un accord permettant de maintenir un contingent américain sur place, après 2011. Le speaker de la Chambre John Boehner l’a récemment accusé «de faire la sieste». L’ancien vice-président républicain Dick Cheney, grand architecte de l’invasion de l’Irak, a carrément eu le front de publier ce mercredi dans le Wall Street Journal une lettre dans laquelle il accuse Obama d’avoir «trahi le passé» et «décimé notre liberté». Oubliant de mentionner que l’équipe du président démocrate avait négocié un accord selon les termes exacts de l’Administration Bush, et qu’il a dû renoncer au maintien d’un contingent, face au refus de Bagdad d’accorder les garanties de sécurité exigées par le texte. Nombre de voix au Congrès expriment à l’inverse leur peur d’un nouvel engrenage.

«Cela commence par des conseillers, et avant même qu’on réalise, on a des milliers d’hommes sur le terrain», a mis en garde la dirigeante démocrate Nancy Pelosi. Obama ne nie pas ce danger «de dérive rampante» et affirme qu’il sera vigilant. A mi-chemin entre les va-t-en guerre et ceux qui ne veulent rien faire, il prône un mélange savant de mesures militaires limitées, et de pressions politiques et diplomatiques. «Il veut agir, mais la prudence reste son compas», résume un journaliste de CNN.

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