USA : Trump veut interdire aux musulmans d’entrer aux États-Unis

Donald-trump002Donald Trump, en tête des sondages des primaires républicaines pour la Maison-Blanche, a appelé lundi à barrer complètement l’entrée des musulmans aux États-Unis, «jusqu’à ce que nous soyons capables de déterminer et de comprendre ce problème», provoquant l’effarement dans le pays.

Même à l’échelle des déclarations incendiaires du milliardaire américain, la proposition est extraordinaire, et les réactions politiques à la mesure d’une proposition qui semble directement enfreindre la Constitution américaine et l’interdiction des discriminations religieuses.

Jusqu’à présent, Donald Trump n’avait pas caché sa méfiance envers les musulmans. Après les attentats de Paris, il a appelé comme le reste des républicains au rejet des réfugiés en provenance de Syrie. Puis il avait approuvé l’idée de forcer ceux présents aux États-Unis de s’inscrire sur un registre afin de les surveiller, en promettant une très évasive fermeté.

Comme c’est l’habitude avec M. Trump, son annonce est aussi tonitruante qu’elle manque de détails. Les citoyens américains seront-ils concernés? Et les touristes? Comment mettre en place une telle interdiction, techniquement et juridiquement?

Peut-être Donald Trump élaborera-t-il lors de son rendez-vous prévu lundi soir en Caroline-du-Sud.

Il a argué, dans un communiqué de presse, que les enquêtes de l’institut Pew montraient que de larges proportions de la population musulmane éprouvaient de la «haine» pour les Américains, peut-être en référence à l’enquête de 2014 qui montre que les habitants d’Égypte, Jordanie et Turquie avaient une image défavorable des États-Unis à environ 80%.

Il affirme aussi que la moitié des musulmans américains voudraient «avoir le choix de vivre sous la charia», citant un sondage commandé par une organisation dirigée par Frank Gaffney, qualifié d’islamophobe par le Southern Poverty Law Center.

«D’où vient cette haine, et pourquoi, nous devrons le déterminer. Jusqu’à ce que nous soyons capables de déterminer et de comprendre ce problème et la menace dangereuse qu’il représente, notre pays ne peut pas être victime d’attaques horribles de la part de gens qui ne croient qu’au djihad et n’ont aucun respect pour la vie humaine», a déclaré Donald Trump dans ce communiqué.

Réponse à Obama

À la sortie de la prière dans une mosquée de Jersey City, près de New York, les fidèles étaient effarés.

«Il donne le droit aux gens de s’en prendre à nous», dit à l’AFP Ahmed Shadeed, directeur du centre islamique. «Je le supplie d’arrêter ces accusations».

«Nous n’attendons plus de Trump que du racisme, parce que l’hystérie anti-musulmane est devenue le coeur de sa campagne», dit aussi au téléphone Robert McCaw, du Comité de relations américano-islamiques (CAIR) à Washington.

La classe politique, une nouvelle fois, a condamné les propos de Donald Trump, y compris parmi ses rivaux républicains, notamment Chris Christie, John Kasich et Lindsey Graham.

«Donald Trump est un déséquilibré», a réagi sur Twitter Jeb Bush, qui se veut l’anti-Trump dans la campagne des primaires.

La Maison-Blanche a dénoncé une idée «contraire à nos valeurs en tant qu’Américains», par la voix de Ben Rhodes, conseiller de Barack Obama pour la sécurité nationale. Il «cherche à puiser dans le côté le plus sombre pour exploiter les peurs des gens et gagner en popularité», a dénoncé le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest.

«C’est répréhensible, c’est un préjugé, et cela nous divise. Donald Trump ne comprend rien. Cela affaiblit notre sécurité», a réagi Hillary Clinton sur Twitter.

L’annonce de Donald Trump semble être une réponse directe à Barack Obama, qui dans un discours à la nation dimanche soir avait enjoint les Américains à éviter les amalgames entre le groupe extrémiste État islamique et l’islam.

«Nous ne pouvons pas nous en prendre les uns aux autres en laissant ce combat se transformer en combat entre l’Amérique et l’islam», avait asséné Barack Obama. «Les musulmans américains sont nos amis et nos voisins».

Le geste de Donald Trump n’en n’est pas moins calculé, l’homme n’en étant pas à sa première controverse.

Sa campagne avait démarré par une diatribe contre les clandestins mexicains, comparés à des violeurs et des criminels. Cela n’a pas empêché le candidat, omniprésent dans les médias, de rester depuis l’été largement en tête des sondages des primaires, avec aujourd’hui environ 30% des intentions de vote.

lapresse.ca

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