Abdoulaye Diouf Sarr: «Il n’y a pas eu de défaut de prise en charge d’un point de vue financier ou clinique, de la part de l’hôpital de Pikine»

Le nouveau ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr a effectué, hier, une visite de travail aux allures de prise de contact avec les différents services de son département sis dans la capitale sud du pays.

Lors des échanges, le ministre s’est beaucoup appesanti sur la question de l’accueil des malades dans les services d’urgence. Il en a profité pour disculper l’hôpital de Pikine en démentant le manque de prise en charge de la jeune Aïcha Diallo.

Abdoulaye Diouf Sarr est formel : il n’y a pas eu de défaut de prise en charge dans l’affaire Aïcha Diallo» morte à l’hôpital de Pikine dans des conditions qui ont ému tout le pays. En visite de 24 h hier à Ziguinchor où il s’est entretenu avec tous les directeurs des hôpitaux de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a révélé les premiers éléments de l’enquête qu’il avait lui-même commanditée.

Selon Abdoulaye Diouf Sarr, dans cette affaire, il n’y a pas eu de défaut de prise en charge d’un point de vue financier ou clinique, de la part de l’hôpital de Pikine.

Le ministre de la Santé qui dit être peiné chaque fois qu’il évoque cette affaire, trouve même que la prise en charge clinique a été aussi satisfaisante. Selon lui, la presse a eu tort de parler de facture de 200.000 francs Cfa et que les seuls dysfonctionnements notés l’ont été dans la communication avec la maman de la victime.

Diouf Sarr insiste sur l’accueil

Lors de sa tournée à Ziguinchor, le ministre a visité les structures sanitaires de la commune : l’hôpital régional, l’hôpital de la paix, le centre psychiatrique Emile Badiane, entre autres. A la suite de ce périple, une rencontre, il a eu une rencontre avec les responsables de son département dans les trois (3) régions de la Casamance naturelle. Il a invité ses collaborateurs à réserver un accueil digne de ce nom aux patients qui fréquentent leurs structures.

«L’accueil dans les structures d’urgence doit être assurée de la manière la plus pertinente. Parce qu’à ce niveau, les Sénégalais encore une fois ont une très forte demande non encore satisfaite par le système de santé. Les Sénégalais disent qu’ils sont mal accueillis dans nos structures sanitaires», déclare Diouf Sarr.

Et d’embrayer : «il est bon, pour nous du système, qu’on prenne cela comme étant un défi pour inverser cette perception des Sénégalais sur nous».

Aussi, poursuit-il, «à tous les niveaux de la pyramide, il faut qu’on considère l’accueil des malades comme un défi dans nos structures sanitaires. C’est un cadeau qu’on doit donner au système de santé pour redorer son blason et le repositionner comme un système attractif et accueillant. Mais aussi, afin de prendre en main les urgences des Sénégalais».

Ahmet Coly

« Les premiers éléments de l’enquête nous permettent de dire qu’il n’y a pas eu de défaut de prise en charge d’un point de vue financier ou clinique, de la part [du personnel] de l’hôpital de Pikine », a dit M. Sarr à l’occasion d’une « visite de travail et de prise de contact » avec les acteurs de la santé des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda (sud).

« Ce qui s’est passé à Pikine est très douloureux. Je suis peiné à chaque fois que j’en parle. Mais ce qu’il faut comprendre, est que l’information qui a été révélée par la presse en termes de facturation et de réclamation d’une somme de 200.000 francs CFA n’est pas exacte », a-t-il ajouté.

M. Sarr soutient qu’ »au-delà de l’aspect financier, la prise en charge clinique [d’Aicha Diallo] a été aussi satisfaisante ».

Il souligne toutefois que des « dysfonctionnements ont été notés dans la communication avec la maman de la victime », concernant l’accueil de la jeune fille à l’hôpital de Pikine.

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