ABROGATION DE LA LOI D’AMNESTY Babacar Gaye « recadre » Mame Mbaye Niang

Babacar GayeBabacar Gaye demande à Mame Mbaye Niang qui a fait état de l’abrogation de la loi Ezzan, de « bien regarder là où il met les pieds ». C’était en marge de la cérémonie du lancement officiel de Terroir Magazine hier, mardi 13 mai, à la Maison de la presse.

Babacar Gaye, porte-parole du Pds et président du Conseil régional de Kaffrine, a saisi cette occasion pour se prononcer sur certains sujets qui intéressent les Sénégalais.
«Il faut que Mame Mbaye Niang sache que la proposition qui a abouti à la loi Ezzan a été mise en œuvre au moment où le président Macky Sall était Premier ministre, il était le chef du gouvernement qui a défendu la loi à l’Assemblée nationale ». Ce sont les propos de Babacar Gaye répondant à ceux de Mame Mbaye Niang.
Ce dernier avait en effet émis le souhait de voir la loi Ezzan abrogée. Mame Mbaye entrevoyait avec l’abrogation de cette loi, la possibilité  d’ester en justice contre ceux qui étaient cités dans l’affaire de l’assassinat de Babacar Sèye en 1993. Aussi, Babacar Gaye a-t-il mis en garde Mame Mbaye Niang sur le fait de soulever cette affaire à ce moment précis. « Si Mame Mbaye Niang trouve des raisons, pendant que nous sommes dans une situation politiquement difficile pour son camp, qu’il veuille soulever des questions sur lesquelles les Sénégalais s’étaient entendus, c’est à lui de donner les raisons. »
Babacar Gaye qui est le président du conseil régional de Kaffrine, a réagi de même sur la question de l’acte III de la décentralisation. Il dénonce une « précipitation » sur l’application de l’acte III de la décentralisation. Il a affirmé que le gouvernement se devait de procéder à un « diagnostic approfondi pour déceler les insuffisances, les incohérences pour que le Président Macky Sall puisse de manière très sereine, envisager les réformes qui pourraient être des pas complémentaires à ce qui a été fait depuis 1996 ».
Le président du Conseil régional de Kaffrine n’a pas mis beaucoup de temps pour trouver le lien entre l’application de l’acte III qu’il juge « prématuré » et la prolifération des listes électorales qui ont été présentées. Ce qui montre, selon lui, que les partis politiques n’étaient pas prêts pour aller à ces élections et la situation qui prévaut à Touba montre que cet acte III mérite d’être revu.
Dans cette dernière affaire, Babacar Gaye reproche à l’État de ne pas avoir anticipé ce qui s’est passé à Touba : « Ce qu’il y a eu, c’était de l’imprévision », a-t-il annoncé. Et de poursuivre : « Tout le monde devait se rendre compte qu’à Touba, il était difficile de promouvoir la parité, il aurait fallu que le gouvernement prenne les mesures idoines pour qu’on en arrive pas à cette situation. » Le porte-parole du Parti démocratique Sénégalais(Pds) a affirmé enfin ne pas être opposé à un report des élections : « Pour moi, la date d’une élection n’est pas un fétichisme. On organise des élections pour faire fonctionner la cité. Si la mise en œuvre de certaines politiques mérite réflexion, une élection n’est qu’une étape par rapport à la vie de la société. S’il faut régler les problèmes avant d’aller aux élections, pourquoi pas ».

Ousmane Demba KANE

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