Addiction de l’ancien Président français : Nicolas Sarkozy, jamais sans son téléphone portable

Nicolas Sarkozy, jamais sans son téléphone portable
Nicolas Sarkozy, jamais sans son téléphone portable

Les seules photos de Nicolas Sarkozy à sa sortie du Palais de justice de Bordeaux le montrent à l’arrière d’une voiture, le portable collé à l’oreille. Pour l’ancien Pré­sident, c’est presque un appendice naturel, tant il en est un fervent utilisateur. Quasi compulsif.

Pendant la campagne interne de l’Ump, il a appelé les uns et les autres frénétiquement. «Il était mieux informé que Fillon et Copé réunis, parce que, des deux côtés, tout le monde lui parlait», explique un proche. Le rythme des appels n’a fait que s’accélérer le soir du 18 novembre et les jours chaotiques qui ont suivi.
Fidèle aux portables ancienne génération

L’ancien Président n’utilise jamais d’oreillette et n’est pas fan des textos. S’il en est parfois le destinataire, il préfère rappeler. A Matignon, François Fillon a vite abandonné les sms à son intention. Pas de quoi décourager, en revanche, sa copine Isabelle Balkany, qui l’assaille de messages écrits.

En retour, son appareil doré sonne. C’est «Nicolas».

Il ne s’est jamais aventuré sur le terrain des smartphones, restant fidèle aux portables ancienne génération, des Nokia à petit écran et petit clavier. Jean-François Copé pousse-t-il le mimétisme jusqu’à adopter le même type d’appareils que le Président sortant ? En tout cas, Galaxy, iPhone ou Black­Ber­ry sont des accessoires qui leur sont étrangers. Depuis son départ de l’Elysée, Nicolas Sarkozy a récupéré un ancien numéro.

Et dorénavant, quand il appelle, ce n’est plus en anonyme. Au grand soulagement de ses correspondants, qui craignent toujours de rater un coup de téléphone du «Président» et de s’en mordre les doigts. «Numéro masqué» : le fidèle Brice Hortefeux a dû plus d’une fois écourter une conversation pour répondre à un second appel. Parfois pour rien.

«Timide quand il tombe sur une messagerie»

Au téléphone, Sarkozy fait du Sarkozy. Pas le temps d’en perdre. Le débit est rapide, presque saccadé. Il va directement au but : «Qui a été correct ? Qui t’a manqué ? Qui t’a été fidèle ?», demande-t-il, au lendemain des législatives, à son ancienne conseillère Sophie Dion, à peine élue députée. En règle générale, les conversations sont courtes et le temps de parole n’est pas très équitablement réparti ! «Il n’y a pas de préliminaires, dit une connaissance. Il ne se présente pas. Et dès qu’il a commencé, c’est le rouleau compresseur.»

Il met davantage les formes quand il n’est pas un familier de son interlocuteur, au risque de la redondance : «Je m’excuse de vous déranger. Je ne vous dérange pas ? Vous allez bien ?» «Il lui arrive d’être timide quand il tombe sur la messagerie», raconte le sénateur Pierre Charon. Il faut alors s’armer de patience pour écouter le message tant il est long !

Lexpress.fr

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