AFFAIRE A. DIOUF : LES ENSEIGNEMENTS D’UN PHÉNOMÈNE. Par Seydina Omar Ba

AFFAIRE A. DIOUF : LES ENSEIGNEMENTS D’UN PHÉNOMÈNE. Par Seydina Omar Ba

De source digne de foi, il se dit que M. Diouf aurait quitté le sol américain pour le Sénégal dans le cadre d’une procédure d’expulsion.

Outre sa responsabilité individuelle, ses problèmes de séjour irrégulier et les manigances de l’État du Sénégal, je pense que notre compatriote devra également en vouloir à tous ceux qui se sont servis de cette histoire pour se faire un nom.

Tous ceux qui l’ont encouragé et poussé à franchir, chaque soir, les limites de l’indécence dans ses propos. Il est certain que sans cette bulle médiatico-numérique, nous n’en serions pas à ce triste dénouement.

J’observe d’ailleurs que les plus grands défenseurs d’Assane sur les réseaux sociaux, n’ont même pas daigné prendre un billet pour lui rendre visite en prison ou rencontrer physiquement sa famille alors que certains d’entre eux vivent sur le même sol américain.

A n’en pas douter, Assane est une victime, d’abord de sa propre stratégie, ensuite de la bulle des réseaux sociaux et enfin de ceux qui n’ont cessé de le manipuler, considérant que les insultes pouvaient être en quoi que ce soit une tactique de lutte efficace.

Il est désormais à espérer qu’une fois au Sénégal, il pourra vaquer à ses occupations et que les autorités du pays et tous ceux qu’il aura insulté feront preuve de dépassement. Une incarcération immédiate serait l’estocade finale pour un compatriote qui, en dépit de son attitude qui laisse à désirer, fait partie de ces millions de sénégalais que la dureté de la vie n’a guère épargné.

Cette affaire devrait, en mon sens, inciter les autorités de ce pays à lâcher du lest dans leur manie systématique de mâter, menacer et incarcérer tous ceux qu’ils perçoivent comme des menaces à leur pouvoir. Dans le cas contraire, des “Assane Diouf” pulluleront sur la toile, appauvrissant toujours un peu plus notre débat public et rendant hypothétique un cadre propice au mieux-être collectif dans notre pays.

Seydina Omar Ba

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