Affaire Khashoggi : la tension monte entre Riyad et ses alliés

A security personnel looks out from the entrance of the Saudi Arabia's consulate in Istanbul, Sunday, Oct. 14, 2018. Writer Jamal Khashoggi, vanished after he walked into the consulate on Oct. 2. (AP Photo/Petros Giannakouris)

Le journaliste critique du royaume wahhabite n’a plus donné signe de vie depuis son entrée au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre

Le mystère Khashoggi n’est désormais plus seulement une affaire bilatérale turco-saoudienne. Durant le week-end, la Maison Blanche et les principales capitales européennes ont durci le ton à l’égard de Riyad, qui a riposté en agitant la menace de représailles économiques. Un accès de tension très rare entre le royaume et ses alliés occidentaux.

L’Arabie saoudite est accusée par les autorités d’Ankara d’avoir assassiné Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien de renom, qui a disparu après avoir pénétré dans le consulat de son pays, à Istanbul, le 2 octobre. Selon les médias turcs, cet éditorialiste de 59 ans, très critique vis-à-vis du prince héritier Mohammed Ben Salman, dit « MBS », a été tué par un commando de quinze personnes, arrivé le même jour de Riyad, qui aurait ensuite démembré son corps pour mieux s’en débarrasser.

Documents audio et vidéo

Samedi 13 octobre, dans un entretien à la chaîne CBS, qui a été diffusé le lendemain, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a menacé l’Arabie saoudite, son partenaire numéro un au Proche-Orient après Israël, d’une « sévère punition » si son implication dans la disparition de M. Khashoggi était établie. « Il y a quelque chose d’horrible et de dégoûtant dans tout ça, a ajouté le chef d’Etat américain. Pour le moment, ils [les Saoudiens] démentent et ils démentent avec véhémence. Est-ce que cela pourrait être eux ? Oui. »

Jusque-là, l’administration Trump avait commenté avec prudence les accusations turques, en dépit de l’émotion qu’elles suscitent dans la presse américaine et parmi les experts en politique étrangère du Congrès, dont M. Khashoggi, en exil aux Etats-Unis depuis un an, était un interlocuteur très prisé. « Il est probable que le président a été briefé par ses services de renseignement, qui disposent d’informations propres et en ont peut-être recueilli d’autres auprès de leurs homologues turcs », suggère Joseph Bahout, analyste…

lemonde.fr

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