AFFAIRE MOHAMED GASSAMA : LES AVOCATS DE L’ETAT COPIEUSEMENT HUMILIES AU CONSEIL DES PRUD’HOMMES A PARIS

Alors qu’il peine à étancher la soif des populations de plusieurs quartiers de Dakar, à payer les bourses des étudiants, à recruter des médecins, des infirmiers…le pouvoir vient, une fois de plus, de donner la preuve que « jouer » avec l’argent du contribuable est son sport favori. Tenez pour sa défense dans le match prud’homal qui l’oppose à Mohamed Gassama (injustement licencié par l’ambassade du Sénégal en France), il a littéralement casqué pour se donner toutes les chances de battre l’ancien patron de la communication de l’ambassade du Sénégal en France. En plus des avocats commis au pays de Macron, une forte délégation est en effet venue de Dakar pour assister à la conciliation, mercredi 27 juin dernier, à Paris.
Selon nos informations, il s’agit , entres autres, du Magistrat Moussa Thiam, représentant l’Agent judiciaire de l’Etat ; du magistrat Oumar Gaye, conseiller juridique, des avocates Me Astou Diagne et Me Marie Sophie Vincent.
« Mais c’était sans compter avec l’impartialité de la justice française. Véritable gâchis donc, d’autant plus que la forte présence des représentants de l’Etat, inutile et encombrante, a conduit les Juges à suspendre l’audience et renvoyer tout ce beau monde aux fondamentaux du Droit », souffle une de nos sources. Qui ajoute : « Selon la loi et pour l’affaire en l’espèce, les Juges ont fait remarquer qu’il ne pouvait y avoir qu’un seul avocat pour la défense du Sénégal. La suite restera triste, en fait, les Conseillers prudhommaux ont gentiment invité la délégation sénégalaise à sortir de la salle, afin d’arrondir les angles entre les différents avocats. Quelle Honte pour le Sénégal ! Qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter une telle humiliation née de l’amateurisme avéré de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, et de son valet d’ambassadeur, Bassirou Sène ? »
Un autre informateur ajoute que « le Conseil des Prudhommes de Paris a tout bonnement désavoué les représentants du Sénégal dont la présence à la séance, ne traduisait rien d’autre que leur nullité et surtout leur incompétence doublée d’une méconnaissance des articles du Code de procédure civile. »
« A la reprise et malgré leurs vaines et puériles tentatives de passer outre les textes de loi, les juges ont campé sur leur position (le respect de la loi). Au final et après une cacophonie digne du marché Sangada, les délégués du Sénégal n’avaient d’autres choix que de constater leur échec.
Ainsi seule Maître Astou Diagne a été reconnue comme avocate en titre de l’Etat. Les autres seraient exclus de la salle d’audience, pour garder la confidentialité de la conciliation, n’eût été le patriotisme de Mohamed Gassama. En raison de sa haute considération pour la République, il a donné son accord aux juges pour que les représentants du Sénégal soient acceptés dans la salle mais comme de simples spectateurs. Voilà le supplice enduré par l’Etat, qui, après avoir licencié M. Gassama, dont le seul tort est de ne pas détenir la carte de l’APR se permet de gaspiller de l’argent du contribuable dans des missions et honoraires d’avocats, juste pour maquiller une rupture unilatérale et brutale d’un Contrat (CDI) de droit français », renchérit une autre source.
Les deux parties n’ayant pas réussi à s’entendre lors de l’étape de la conciliation, l’affaire a donc été enrôlée au Greffe du Conseil des Prudhommes pour son audience du 29 novembre 2018.
Cheikh Sidou SYLLA

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