Affaire Yavuz Selim : La version du président Macky Sall

Le chef de l’Etat du Sénégal Macky Sall parle pour la première fois du cas Yavuz Selim après les vives tensions. Invité à une inauguration de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la formation (IFEF), le chef de l’Etat s’est prononcé sur le cas qui a fini de défrayer la chronique.

Macky Sall vient ainsi de rompre le silence et pour lui, «la question de Yavuz Selim qui est un réseau d’enseignement du groupement Fethullah Gülen a été mis au-devant de l’actualité déjà depuis plusieurs années. La Turquie, depuis plus de trois (3) ans, avait demandé au Sénégal la fermeture de ces écoles.

Une demande liée, un peu, à la stabilité de ce pays et aux activités qui ont été reprochées à ce mouvement. Depuis lors, le Sénégal n’avait pas accepté de mettre à la porte 3000 élèves et nous avions exigé la part de nos partenaires turcs, ce qui a été un exercice fait ».

Continuant, Macky Sall renseigne que « par la suite, il y a eu le coup d’Etat qui a eu lieu en Turquie et cela a accéléré la demande de fermeture des réseaux Gülen en Afrique. L’Etat du Sénégal, considérant la demande de l’Etat turc, a décidé d’interrompre les activités du mouvement au Sénégal.

Un communiqué très clair a été fait pour dire aux parents d’élèves de prendre des dispositions puisque cette association ne pourrait plus continuer à exercer. Malgré ces recommandations, les gens ont voulu mettre l’Etat devant le fait accompli en forçant à nouveau l’ouverture de l’école. Ce que l’Etat du Sénégal a refusé ».

Ainsi, il a « donné instruction au gouvernement d’étudier avec les parents d’élèves la question de tous ces élèves qui étaient pris en charge par Yavuz Selim et qui sont issus de milieux modestes. Il ne s’agit pas de les jeter parce que l’Etat prendra toutes les mesures nécessaires pour les accompagner.

Et si l’école reprend parce que la vocation n’est pas de fermer une école au contraire mais c’est de s’assurer de la qualité de ceux qui doivent exercer cet enseignement. En attendant, l’administration peut mettre un proviseur qui pourrait permettre la réouverture des classes immédiatement ».

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