Affrontements meurtriers entre des Palestiniens et l’armée israélienne

La tension est vive vendredi à la frontière entre Israël et Gaza à l’occasion du début d’une grande manifestation palestinienne qui se veut pacifique. Au moins douze Palestiniens ont été tués par Tsahal, affirment les services médicaux palestiniens.

Le face-à-face entre Palestiniens et Israéliens est particulièrement tendu, vendredi 30 mars, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Au moins 12 Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne, a indiqué le ministère de la Santé palestinien.

Le Croissant-Rouge recense plus de 350 blessés par des tirs de soldats israéliens dans des accrochages aux abords de la barrière frontalière, régulièrement le théâtre de heurts meurtriers entre habitants de l’enclave sous blocus et soldats israéliens. Les services médicaux palestiniens dénombrent eux au moins 500 blessés.

L’armée israélienne a déclaré avoir effectué ce vendredi des frappes aériennes et des tirs d’artillerie contre trois positions du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza. Il s’agissait pour elle de représailles à la suite d’une tentative d’attaque de ses soldats par des manifestants.

Tireurs d’élite et drones visent les manifestants

Les militaires israéliens ont déployé une centaine de tireurs d’élite le long de la clôture. Selon les services médicaux palestiniens, la plupart des victimes ont été atteintes par balles mais les soldats ont également tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. Un drone au moins a été utilisé pour larguer des grenades de gaz lacrymogène, tombées à une hauteur de 10 ou 20 mètres, selon le correspondant de l’AFP sur place.

Mohammed Abou Amar et Mohammed Abou Muammar ont perdu la vie dans des accrochages qui ont eu lieu dans deux secteurs différents. Deux autres Palestiniens avaient été tués auparavant par des tirs de soldats et de chars israéliens dans la bande de Gaza.

Un fermier de 27 ans a également été tué près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Il a été identifié comme Omar Samour. Selon des témoins oculaires, il se trouvait sur ses terres près de la frontière où il a été visé par Tsahal. L’armée israélienne n’a, pour l’heure, pas réagi à ces informations mais a débuté une enquête. L’identité des sept autres manifestants tués n’a pas encore été révélée.

Obtenir le droit de rentrer en Israël

Au moins 10 000 Palestiniens participaient à la manifestation soutenue par le Hamas ce vendredi, selon un journaliste de l’AFP présent sur place. Selon l’armée israélienne, 30 000 personnes manifestaient à “six endroits” de la bande de Gaza.

Pendant plus de six semaines, cette “grande marche du retour” va réunir des milliers de Palestiniens, appelés à camper à quelques centaines de mètres de la barrière israélienne qui clôt la frontière de Gaza. Des tentes ont été érigées à cette occasion. Objectif : obtenir le droit pour les réfugiés palestiniens de rentrer en Israël. Au sud, l’autre frontière, avec l’Égypte, est fermée quasiment en permanence.

Le début de la protestation, soutenue par le Hamas, coïncide avec la “Journée de la terre”, hommage annuel à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations contre la confiscation de terres par Israël.

France24.fr

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