AFRIQUE Franc CFA, pourquoi les collabos veulent-ils nous maintenir dans les jougs de la domination ?

Après les nombreuses indignations et sorties de nos grands économistes africains contre le franc CFA et ses ramifications négatives sur nos économies nationales, notre société civile qui était inactive sur la question a pris le train en main.

La dernière rencontre initiée par l’ONG Urgences Panafricaines et l’activiste Kemi Seba a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, puis que l’homme a été incarcéré par le régime de Macky Sall, un des plus grands laudateurs de la monnaie coloniale, sur une plainte de la BCEAO, pour avoir dit- on brûler un billet de cinq milles francs. Pendant ce temps, cette même institution monétaire féodale brûle des milliers de milliards par année dans la plus grande impunité.

« Que l’on me comprenne bien, les monnaies communes à l’Afrique de l’Ouest et à l’Afrique Centrale constituent un véritable atout, notamment en matière d’intégration régionale, et la stabilité monétaire est un avantage économique précieux. Mais, je suis convaincu que les pays de la zone franc doivent pouvoir assurer de manière active la gestion de leurs monnaies et mobiliser davantage leurs réserves pour la croissance et l’emploi », disait l’ex président français François Hollande, en Octobre 2012 à Dakar.

Même les impérialistes reconnaissent les limites du franc CFA à la différence de nos dirigeants locaux qui veulent nous faire croire que cette monnaie de singe est la panacée incontournable pour le développement de nos pauvres Etats pillés et appauvris par cet assujettissement monétaire séculaire.

Faut-il rappeler qu’en 2015, la BCEAO et le BEAC ont été contraintes de confier au Trésor français 50% de leurs réserves, 6700 milliards de FCFA, et n’ont reçu que 45 milliards en intérêts, soit 0,70% de rendement, alors que le Togo se finance au taux de 6,5%, c’est la triste réalité du FCFA.

Il se pose, avant tout, le problème du fameux  » Compte d’Opération « . Car faut -il le rappeler, les banques centrales sont tenues de verser pour le compte du Trésor public français la moitié de leurs avoirs extérieurs.

En d’autre termes, les économies africaines financent l’État français en contrepartie de sa garantie. Car, une fois entre les mains du Trésor français, on imagine bien que cette somme finance l’éducation, la santé et la police française, entre autres.

Ainsi, d’après les états de synthèse de la BCEAO au 31 Décembre 2015, ce financement de l’État français par les 8 pays de l UEMOA est de 3405 milliards, soit l’équivalent de près de la moitié du PIB sénégalais.

À la lumière de toutes ces informations, il apparaît clairement que sans une indépendance monétaire, l’émergence ou la croissance ne seront que des mots creux, des termes chimériques criés sur tous les toits par nos corrompus de dirigeants qui ont fait de la BCEAO et de la BEAC des outils de coopération coloniale.

Même s’ils ne sont pas des géants comme le Nigéria, la Mauritanie, la Gambie et la Guinée peuvent se targuer aujourd’hui d’avoir leurs indépendances économiques et financières avec leurs propres monnaies.

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