Afrique L'ONU craint une jonction entre le Daesh et Boko Haram

Daesh Boko HaramIl est certes vrai que Boko Haram a depuis plusieurs mois déjà fait allégeance au Daesh en devenant sa province en Afrique de l’Ouest mais la crainte qui subsiste aujourd’hui est le rapprochement de front entre Boko Haram et la branche libyenne du Daesh.

C’est cette crainte dont a fait écho hier dans une interview accordée à nos confrères de jeuneafrique.com, le Secrétaire général adjoint aux affaires politique de l’ONU, Jeffrey Feltman.

A la question de savoir s’il s’inquiète une jonction entre les deux groupes, sa réponse a été claire. “Nous le sommes tous. Si vous prenez une carte et regardez où se trouvent les problèmes de mauvaises gouvernance, de sécurité alimentaire, de développement, vous percevez un chevauchement avec les endroits où ces groupes radicaux sont implantés. Daesh et Boko Haram se nourrissent de ces manques”; a-t-il expliqué.

Allant plus loin sur le cas de la présence du Daesh en Libye, M. Feltman ressort de son analyse de situation qu’il s’agit d’un phénomène encore “limité en Libye, mais il y a un risque réel qu’il s’étende. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous estimons qu’il est urgent qu’un gouvernement représentatif voit le jour. Son absence permet l’expansion de Daesh et cause une véritable crise humanitaire dont le phénomène migratoire est la conséquence directe”.

Il n’a pas non plus passé sous silence le dossier des négociations entre les partis en conflit dans le pays et sur lequel des critiques sont formulées contre l’ONU que l’on dit avoir commis des erreurs.

Pour Jeffrey Feltman, “l’ONU a travaillé main dans la main avec toutes les parties concernées pour trouver une solution créée par les Libyens et pour les Libyens.

La proposition faite de mettre en place un conseil présidentiel est le résultat de dix mois de négociations. Nous avons la conviction qu’on ne peut pas gouverner la Libye en ne prenant en compte qu’une seule région. Il faut trouver une solution pour intégrer les trois régions historiques, réunir l’Est et l’Ouest. Cette position est partagée par les Libyens eux-mêmes”.

Pour ainsi dire, c’est l’une des tâches à laquelle doit s’atteler le nouvel émissaire de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler.

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