AN ONZE DU NAUFRAGE DU JOOLA Oser tirer les leçons

AN ONZE DU NAUFRAGE DU JOOLA
AN ONZE DU NAUFRAGE DU JOOLA
AN ONZE DU NAUFRAGE DU JOOLA

26 septembre 2002-26 septembre 2013, il y a de cela 11 ans, le bateau Joola qui assurait la liaison maritime Dakar-Ziguinchor sombrait au large de la Gambie, faisant officiellement 1863 victimes, même si les familles ont revu ce bilan à la hausse,  et 64 rescapés. Il était conçu pour en transporter 550. Contre l’oubli,  les familles des victimes réclament justice.

«Osons tirer les leçons du Joola». C’est le thème retenu par le collectif des familles des victimes pour commémorer aujourd’hui, jeudi 26 septembre 2013, l’an 11 du naufrage du bateau éponyme qui avait coulé au large de la Gambie, le 26 septembre 2002, emportant dans les eaux profondes 1863 personnes selon la version officielle, et 64 rescapés.

C’est la plus grande tragédie de l’histoire et du Sénégal et de la navigation maritime dans le monde en temps de paix car ayant dépassé de loin en terme de victimes le Titanic qui a coulé 100 ans avant, le 14 avril 1912, après avoir heurté un iceberg faisant 1513 morts et 711 survivants.

Onze ans après la tragédie, des manifestations et commémorations se suivent et se ressemblent sur fond des mêmes revendications des familles des victimes. En face,  les autorités semblent réduire la commémoration à l’observation d’une minute de silence et le dépôt de gerbes de fleurs.

Le président de la République, Macky Sall, avait donné des instructions au chef du gouvernement, Abdoul Mbaye, lors du Conseil des ministres du jeudi 04 octobre 2012, «de tout mettre en œuvre pour instituer, tous les ans, l’observation d’une minute de silence et une cérémonie de dépôt de gerbes aux monuments aux morts et à la place du Souvenir».

Enterrement ou logique de l’usure érigée en règle dans le mode de gestion du dossier? Une chose est sûre, malgré le mutisme du Chef de l’Etat sur leur doléances-exigences, le Collectif des familles des victimes du naufrage continue de réclamer justice à travers le renflouement du bateau, la publication de la liste officielle des victimes, la prise en charge des orphelins et l’assistance psychologique des rescapés du Joola. La réouverture du dossier judiciaire et la construction d’un mémorial-musée Le Joola.

Mais en attendant, oser «tirer les leçons du Joola» c’est, entre autre, poser des actes concrets pour la paix et le désenclavement de la Casamance. Et à ce sujet, l’on s’accorde avec l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui, le samedi 6 juillet 2013, lors l’inauguration du port d’escale de Carabane (département d’Oussouye), lançait:

«Le désenclavement de cette région, ouverte sur la mer par le fleuve Casamance, passe par un transport maritime de qualité respectant donc les normes de sécurité et sûreté maritimes et portuaires requises».

Ibrahima DIALLO Sudonline

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*