Anniversaire de leur enlèvement par César Atoute Badiate : Les ex-otages crient leur détresse

Un an après leur capture les ex-otages sont toujours hantés par leur longue captivité et les dures conditions de celle-ci. Lors d’une conférence de presse, ils ont soutenu que l’Etat a manqué à ses obligations dans leur prise en charge psycho-traumatique et leur réintégration sociale.

Il y a un an jour pour jour que 12 jeunes  démineurs, employés de l’opérateur sud-africain Mechem, étaient pris en otage par des hommes de Cassolole, base rebelle dirigée par César Atoute Badiate. Il s’agissait de neuf hommes et trois femmes dont la vie a depuis basculé dans les méandres de l’incertitude. 

Aujourd’hui, ils réclament leurs indemnisations et une prise en charge psycho-traumatique. C’est dans ce contexte de malaise profond qu’ils ont commémoré ce sinistre anniversaire à Ziguinchor.

Pour les 12 ex-otages, capturés le 3 mai 2013 à Kaylou dans la communauté rurale de Nyassia par des hommes armés proches de César Atoute Badiate, c’est toujours la consternation.

Ce rapt a coûté à Fatou Guèye, Fatou Diaw et Sophie Aïdara 26 jours de captivité. Souléye Doucouré et ses huit autres ont perdu plus de deux mois de leur liberté en se retrouvant entre les mains des rebelles. 

Ce drame continue toujours de  hanter le quotidien des ex-otages qui sont loin de désarmer dans leur volonté et leur détermination de faire porter leur voix dans tous les coins et recoins du pays et de faire entendre raison aux autorités étatiques sur leurs dures réalités quotidiennes. 

Lors d’un point de presse organisé hier, Fatou Guèye et Soulèye Doucouré, les deux porte-paroles des ex-otages, sont revenus sur les dures conditions de leur captivité. Dans leur cahier de doléances, ils ont rappelé à l’Etat du Sénégal «ces nombreuses promesses manifestées à leur endroit et qui restent pour l’heure vaines». Pêle-mêle, ils citent la prise en charge psycho traumatique, les indemnisations, la garantie de leur emploi aujourd’hui menacé sur le terrain. 

Par ailleurs, les démineurs exigent toujours une audience avec le président de la République Macky Sall. La longue attente suscite même des interrogations et des interprétations légitimées par le manque d’attention. «Il nous avait zappés lors de sa dernière visite à Ziguinchor il y a près de deux mois. On n’a jamais vu dans aucun pays du monde des ex-otages être traités de la sorte. Nous sommes des Sénégalais à part entière et nous méritons d’être traités comme toutes les victimes dont la prise en charge relève du ressort de l’Etat du Sénégal», entonnent les ex-otages. 

Lesquels soutiennent toujours vivre des situations psycho traumatiques, des cauchemars et autres séquelles liés à ces semaines de captivité. Et pour exiger leur prise en charge et leur audience avec le chef de l’Etat, «les ex-otages comptent durcir le ton dans les prochaines semaines pour réclamer tous leurs droits».

Écrit par Ibou MANE

Correspondant 

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