Après la levée de boucliers contre lui : Pr Sankharé lève le drapeau blanc

Le professeur Oumar Sankharé, enseignant à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, continue d’occuper l’actualité suite aux révélations contenues dans son récent ouvrage «Le Coran et la culture grecque».

Cela a provoqué une profonde indignation au sein de la communauté musulmane. Il a, en tout cas, présenté ses excuses et a réaffirmé son appartenance à cette religion qu’est l’Islam. Fin de la polémique ?

Le professeur Oumar Sankharé, enseignant à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sort de sa réserve suite à l’émoi suscité par ses écrits dans son ouvrage intitulé «Le Coran et la Culture grecque».

Dans un communiqué rendu public hier, le grammairien a présenté «aux musulmans de la Ummah, affectés dans leur foi et dans leurs convictions religieuses, à ma famille et à mes amis qui selon lui ont été incommodés par cette actualité, des excuses». Ajoutant «que son intention n’était aucunement de porter atteinte à l’Islam, au Coran et au prophète Mouhamad (Psl)». 

L’universitaire a tenu à dire, contrairement à ce que certains pensent, qu’il n’est le «suppôt d’aucun lobby islamophobe, encore moins le bras armé d’aucune organisation occulte anti-islamique». Il estime que l’absence d’assistance «au moment de ses récents ennuis de santé le prouve à suffisance».

Pr Sankharé, qui a prié pour la paix et la concorde dans ce pays, a aussi réaffirmé qu’il ne «récuse aucunement le Coran qui est un message émanant du Tout-Puissant Allah».

D’ailleurs se défend-il «je n’ai tenu aucun propos dans l’ensemble de mon livre, qui remet en cause le statut de Mouhamad (Psl) comme Prophète et envoyé de Dieu. En tant que musulman, je le reconnais comme le prophète qui clôt la prophétie», lit-on dans le communiqué.

En décidant d’agiter le drapeau blanc, l’universitaire dégonfle une polémique naissante et passionnée. Depuis quelques jours, il est voué aux gémonies à cause d’un débat (intellectuel ?) qu’il a instauré sur l’espace… médiatico-religieux. Mal lui en a pris.  
Depuis la sortie de cet ouvrage «Le Coran et la culture grecque» et l’interview qu’il avait accordée au journal l’As, disant que le Prophète de l’Islam savait lire et écrire et que la sourate Al fatiya était antérieure au Coran entre autres, les musulmans ont montré leur indignation. Le Khalife général des mourides avait même qualifié l’ouvrage de blasphématoire. Cela a suffi pour qu’il déchire sa copie et rabaisse la ferveur et la controverse. 

ndieng@lequotidien.sn

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