ATTENTAT TERRORISTE A KIDAL (NORD MALI) Deux Diambars tués et 7 blessés

Deux soldats sénégalais de la force de l’ONU au Mali, la Minusma, en plus du kamikaze, ont été tués samedi dernier à Kidal au nord du Mali, fief des Touareg et de leur rébellion, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), après qu’un véhicule bourré d’explosifs a foncé sur la Banque malienne de solidarité (BMS) devant laquelle ils étaient en faction.kidal_attentat
On enregistre aussi sept blessés dont un grave ,selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa). Un communiqué du gouvernement malien qui «condamne fermement cet attentat terroriste» et faisant état de deux militaires maliens grièvement blessés, annonce qu’ils ont été évacués sur Gao, la plus grande ville du nord du Mali située à 300 km au sud de Kidal.

Le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall, ‘’condamne avec la dernière énergie cet acte lâche et criminel, qui n’entamera en rien l’engagement résolu du Sénégal au Mali’’, indique un communiqué de la présidence de la République. ‘’En cette douloureuse circonstance, le président de la République, chef suprême des armées, s’associe à l’ensemble de la nation, pour présenter ses condoléances aux Forces armées ainsi qu’aux familles éplorées’’, poursuit la même source.
Elle indique par ailleurs que le président de la République ‘’renouvelle, en cette pénible occasion, sa confiance et ses encouragements à nos forces de défense et de sécurité qui, partout à travers le monde et avec un professionnalisme unanimement reconnu, contribuent au maintien et à la consolidation de la paix internationale’’. Le contingent sénégalais au Mali compte 502 militaires et 145 gendarmes.

Cette même source annonce en outre qu’ ‘’un hommage officiel sera prochainement rendu à nos deux militaires décédés’’. ‘
Le président François Hollande a dans une lettre de condoléances adressée à Macky Sall indiqué : «cet acte odieux ne peut rester sans suite. La France sera à vos côtés pour identifier et arrêter les commanditaires de cette attaque terroriste».. Cet attentat est survenu à la veille du second tour des élections législatives qui doit sceller le retour à l’ordre constitutionnel, 19 mois après le coup d’Etat de mars 2012 qui avait précipité le Mali dans le chaos.

L’attentat de Kidal s’est produit au moment où l’armée française, qui intervient au Mali depuis presque un an pour traquer les groupes islamistes armés, mène depuis plusieurs jours une grande opération anti-jihadistes au nord de Tombouctou (nord-ouest).

Cette opération, que l’armée ne souhaite pas commenter, est une «très grosse opération militaire, la plus grosse dans la région de Tombouctou depuis la reprise des principales villes du Nord par les forces alliées» au début de l’année, selon une source africaine à Tombouctou.

Kidal est censée être contrôlée par les forces de l’ONU, les soldats français et les Maliens.
Mais la situation y reste chaotique et des éléments de nombreux groupes armés continuent à y circuler, dont ceux d’Aqmi qui a revendiqué l’enlèvement et le meurtre, le 2 novembre, de deux journalistes français.
Les relations entre le MNLA et le pouvoir de Bamako, qui n’arrive pas à asseoir son autorité dans la ville, sont tendues et des incidents réguliers opposent les Touareg aux soldats maliens présents.

A noter qu’un Jihadiste malien, Sultan Ould Badi, qui a été membre de plusieurs groupes islamistes armés du Sahel, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a, «au nom de tous les moujahidine», revendiqué l’attentat dans un appel téléphonique à l’AFP.

«Cette opération est une réponse aux pays africains qui ont envoyé des militaires pour soutenir le combat de François Hollande en terre d’Islam», a-t-il déclaré. Et de poursuivre :«Nous allons répondre dans tout l’Azawad (nord du Mali), et sur d’autres terres (…) par d’autres opérations aux croisades de la France et de ses fonctionnaires qui n’aiment pas l’Islam».

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