Au moins deux soldats tués dans l’explosion d’une mine au Burkina

Au moins deux militaires burkinabè ont été tués et six blessés dans l’explosion d’une mine artisanale à Kabonga, localité de l’Est du Burkina Faso.
“Un cargo militaire de démineurs en partance pour Pama (326 km à l’Est) a sauté sur une mine artisanale dans la localité de Kabonga”, a indiqué une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat.
Le bilan est de “deux morts dont un officier et six blessés”, a précisé cette source.
Selon une autre source sécuritaire, cette équipe de démineurs avait été déployée dans la zone pour “rechercher et neutraliser” les engins explosifs utilisés dans la région de l’est par des présumés terroristes, pour des “attaques et couvrir leur repli après leurs forfait”.
Sept soldats burkinabè ont été tués, il y a une semaine, dans l’explosion d’un engin artisanal, quinze jours après la mort de six personnes dans des circonstances similaires dans la même région de l’Est.
Leur véhicule a sauté à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est) sur un engin explosif artisanal, au moment où ils se rendaient en urgence à Pama (100 km de Fada N’Gourma), dont le poste de gendarmerie venait d’être attaqué par des hommes armés.

Ce bilan est le plus lourd dans la région de l’Est, et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait 12 morts et traumatisé le pays.
Dans une note sur la situation sécuritaire dans la région de l’Est, relayée par les médias locaux, le responsable régional de la police, le Commissaire Karim Drabo, alerte sur des “présences répétées d’hommes armés dans la zone de Kabonga, Kompienbiga, Tuiré, Nassougou, Natiaboani et la colline de Nadiagou se prolongeant jusqu’à Kompienga”.
“Il est à craindre que si des actions de riposte vigoureuse ne sont pas mise en oeuvre diligemment, les assaillants auront le temps de s’installer et de parsemer des engins explosifs autour de sites qu’ils auront occupés”, prévient-il, précisant que ces “individus armés qui tentent d’implanter des bases aux fins d’attaques terroristes dans la zone et ses environnants, gagnent du terrain”.
Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso, pays sahélien pauvre frontalier du Mali instable et du Niger, est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.
Ces attaques se sont étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Niger, du Togo et du Bénin, où les présumés terroristes ont dissimulé des mines artisanales pour empêcher les patrouilles militaires.

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