Au Sénégal: La prostitution au bureau gagne du terrain…

Prostituee SexAicha, une jeune sénégalaise de 22 ans aux formes bien dessinées selon les critères africains mais quelque peu ravagée par les méfaits de l’éclaircissement et des vendeuses de mèches en tout genre, nous donne rendez-vous à 12h15 en bas d’un bâtiment à étage regroupant un bon nombre de ministères et de services administratifs. Après avoir eu son contact par l’intermédiaire d’une secrétaire d’un ministère qui l’avait auparavant remarqué et après avoir des semaines durant tenter de la convaincre pour témoigner, Aicha acceptera de nous livrer une partie du secret de son activité.

Étudiante à la rue, , touchée de plein fouet par la crise sociale sans précédent au senegal, Aicha a réussi depuis la fin de la crise à se faire un bon réseau dans le milieu des cadres.

Son succès lui vaut d’être constamment appelée au téléphone pour ses services comme nous le constaterons. Aicha ne ressemble pas aux prostituées habituelles croisées aux abords de certains quartiers de la zone chez iba et qui s’adonnent aux plaisirs des onusiens en mission, elle présente une personnalité banale au premier abord. 12h20, coup de téléphone, le client, un membre d’un cabinet ministériel dont nous tairons le nom s’impatiente, Aicha nous laisse en bas et se dirige vers les ascenseurs devant lesquels se bousculent une foule de personnes. La jeune femme redescend 40 minutes après et nous retrouve là où elle nous avait laissé.

Pour 40 000 Fcfa, elle nous avouera avoir eu un rapport sexuel dans le bureau du client du jour nous donnant tous les détails jusqu’à la taille du sexe de ce dernier et la position. « Je suis rentrée sans problème j’ai juste indiqué que j’étais sa cousine comme il me l’avait dit et on m’a laissé rentrer » nous indique Aicha qui à peine le temps de finir sa phrase se replonge dans son portable lisant les multiples messages reçus.

« Nous sommes de plus en plus nombreuses à le faire, moi c’est une copine qui m’a mis dans le réseau, les hommes préfèrent actuellement qu’on se croise aux heures de pause à leur bureau, ça leur revient à moins cher, pas de restaut, d’hôtel, on a pas le choix, c’est parfois embêtant car il n’y a pas tout le temps des douches, faut aller se laver aux toilettes » précise Aicha qui nous pressera, un autre rendez-vous l’attend à aux  almadies  dans les locaux d’une grande entreprise. Nous laisserons partir la jeune femme.

Lors de notre investigation nous recevrons des informations concordantes qui indiquent que le phénomène du « coucher au bureau » est bel et bien en pleine expansion à dakar. Crise ou pas, le sexe reste à cette heure un des secteurs de dépense privilégié des senegalais.

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