Baba Hamdy s’adresse au Président Macky Sall
ACTUALITE, SOCIETE Lundi, février 18th, 2013
Sunuker.com: Voici une lettre ouverte de l’artiste Baba Hamdy Diawara à Son Excellence Monsieur le Président de la République du Sénégal.
J’ai comme l’impression que l’actuel gouvernement n’est pas très bien en place et tâtonne dangereusement.
La situation actuelle du pays nous désole, et nous met dans une phase pas très encourageante ni prometteuse. En effet, en écoutant les membres du gouvernement, on a l’impression qu’il existe deux « Sénégal », celui de” Macky Benno Bok Yakar” et celui d’Abdoulaye Wade. Je ne voudrai pas jouer le rôle d’un spectateur amorphe mais plutôt celui du citoyen sénégalais qui tire sur la sonnette d’alarme, pour que vous soyez plus conscient des soucis des Sénégalais que de vos problèmes politiques.
Le « panier de la ménagère » est plus important a nos yeux, que toute autre chose. Je ne parlerais même pas de nos factures d’électricité, que l’on doit payer sur la base d’une estimation.
Ce qui n’est pas la meilleure des solutions, l’eau est tellement vitale que réussir à la répandre dans toutes les régions du Sénégal serait une première source d’espoir.
Auditer n’est pas une mauvaise idée, mais sans acharnement ni mépris, envers ces pères et mères de famille sénégalais. Malheureusement on est bien conscient que la politique a toujours été le chemin le plus rapide pour s’enrichir. Ou du moins en ce qui concerne certains de nos compatriotes.
Réussir a donner une bonne image du Sénégal a travers le monde, nous aiderait à pousser les investisseurs et touristes a venir nous rendre visite.
Nous préférons que vous soyez entouré de personnes avec au moins le niveau de baccalauréat. Ainsi je pense qu’elles feront plus de résultats, que de scientifiques ou politiques qui n’en feront pas du tout et cela me rappelle votre beau slogan “La Patrie avant le Parti.” qui a plus de sens aujourd’hui que de valeurs , et pourtant le “Yes We Can” d’ Obama n’a pas plus de sens que le votre , c’est juste la vulgarisation et le sens de la pratique. Et pour attirer votre attention Mr le président, on a l’impression que vous n’avez pas d’équipe de communication, alors que c’est une bonne communication qui vous a porté a la tête du pouvoir.
Sans oublier le transfert d’argent important de la diaspora, qui est a plus de six cent milliards par an. Une manne qui fait vivre des milliers de familles. Ces couches gardent espoir en vous. C’est pourquoi alléger les choses les aiderait à investir chez eux.
Depuis notre indépendance, les présidents qui se sont succédés ont su gérer la Téranga sénégalaise qui veut dire générosité, courtoisie et beaucoup d’autres valeurs .
Et pour clôturer M. le Président, j’insiste sur votre vision qui doit faire rêver au nom des sacrifices que vous imposez aux Sénégalais, parce qu’il faut toujours entrevoir la lumière au bout du tunnel, c’est cela la vertu d’un chef.
Baba Hamdy
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Les contradictions et les incohérences de » Kisal Sénégal – Mamadou Dème « - yonuyokuté- une terminologie dangereuse pour son caractère éminemment partisan.
Le dénonciateur, Mamadou Dème, sociologue émérite de profession, est totalement salutaire, mais en réalité, l’orientation clanique de son contenu révulse par son caractère ambigu, partisan. Les explications [Mamadou dème] qu’il donne restent totalement alambiquées.
Les contradictions des convergences et les incohérences d’une doublure-« Kisal-l’apr » : Une terminologie dangereuse, qui menace même l’unité nationale et la cohésion sociale. L’argumentaire des diversités linguistiques, culturelles, mises en avant ne vaut rien. L’Assemblée Nationale a-t-elle les moyens de traduire simultanément des dialectes à la pelle. C’est un non sens. Même si nous partageons certains de ses arguments, nous pensons qu’il glisse dans un communautarisme qui ne dit pas son nom.
Entre Mamadou Dème et Macky Sall, qui a copié l’un ? Qui a donc trahi le peuple sénégalais ? Est-ce parce qu’il a été écarté des nominations hystériques, inopportunes, décriées pour des raisons obscures, compte tenu d’un chantage des diversités linguistiques, qu’il a signées, comme protocole d’accord, qu’il tente par la ruse de discréditer son premier allié naturel, en l’occurrence, Macky Sall ?
Sous le faux prétexte de restituer les diversités linguistiques, une idéologie dangereuse, qui menace l’unité et l’identité nationale. De quelque côté qu’on puisse l’analyser, nous considérons tout simplement que c’est un cartel de groupuscules névrotiquement ethniques, ayant un même dénominateur commun, la langue commune : peul, le péril pour la cohésion et l’identité nationale. Une première dans l’histoire tendant à créer un syndicat ouvertement discriminatoire, faisant référence à l’hégémonie démesurée d’al pulaar chevronné avec à sa tête, Macky Sall, président de la république, qui est lui-même de la même ethnie. Sa femme est sérère. Une alliance d’alchimie explosive, si toutefois, il y aura le calumet de la paix entre les deux frères de sang. Les consuls généraux de l’apr occupent tous les postes stratégiques de la république. La patrie avant le parti n’est qu’une carapace maquillée pour mettre en relief les intérêts exclusifs d’une dynastie pire que celle décriée. Macky Sall ne pouvait que gouverner avec bennoo bok yakaar, cette entité sans laquelle Macky ne saurait être aujourd’hui à l’endroit même. C’est l’envers du décor. C’est une illusion de faire croire que Kisal a rendu possible la victoire du leader de l’apr. Kisal, à lui seul, ne pouvait jamais créer les conditions nécessaires d’une quelconque force mobilisatrice, dynamique, en faveur du leader de l’apr. Voilà la vérité ! Les Sénégalais ont sanctionné Abdoulaye wade, le candidat de la dévolution monarchique, mais n’ont guère adhéré à l’apr, devenu, le terreau de la ritournelle. Aujourd’hui, Macky Sall est pire que son devancier, qu’on le veuille ou non ! Il reproduit les mêmes schémas désuets.
Par sa posture, il ressuscite sa propre famille immédiate à qui il distribue les postes les plus rentables de la république « apérisée » jusqu’à la lie. C’est la continuation sans rupture. Nous le disons tout haut !
Macky n’avait d’autre choix que de composer avec Bennoo bok yakaar, ce mariage de circonstance qu’on lui a imposé. Il le sait parfaitement, parce que jusqu’ici, il ne dispose d’aucune base politique réelle autre que l’opposition qui le soutient pour des raisons évidentes. Il cherche à massifier son parti, en créant une transhumance forcée, par l’entregent des audits audibles et à géométrie variable. Sans l’appui de bennoo, Macky ne serait jamais le cinquième président de la république. Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, curieusement, l’opposition est plus forte que celui qui nous gouverne, maintenant d’une main de fer. C’est bien les preuves matérielles des intérêts réciproques. Macky y trouve son compte, de même que l’opposition de service et des sinécures. L’un ne peut tenir sans l’autre. C’est une union forcée. Mais pour combien de temps encore ? L’avenir nous le dira. La Coalition finira par s’effilocher tôt ou tard. Voilà la réalité !
Le combat continue !
Ahmadou Diop