BAISSE DE LA FISCALITE SUR LES SALAIRES L'Etat perd 40 milliards

Seynabou Niane Thiam, Directrice générale des impôts et domaines a, en marge de la cérémonie de lancement des téléprocédures direction impottenue ce mercredi, indiqué que la baisse de la fiscalité sur les salaires a entrainé une perte de 40 milliards à l’Etat du Sénégal.

La baisse de taxes sur les salaires entamée depuis janvier 2012 a fait perdre à l’Etat du Sénégal 40 milliards de FCf. La Directrice générale des impôts et domaines, Mme Seynabou Niane Thiam, l’a rappelé hier mercredi à Dakar. Elle n’en demeure pas moins convaincue de l’importance de la mesure car, dit-elle, « c’est une option de l’Etat visant à lutter contre la pauvreté et à permettre aux salariés de pouvoir réaliser des investissements.»

La Directrice générale des impôts et domaines présidait à côté de Ngouda Fall, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances chargé du budget, la cérémonie de lancement des téléprocédures, une nouvelle application web dénommée « eTax ». Une pratique mise en œuvre par la Direction des impôts et domaines en vue de permettre aux contribuables de souscrire leurs déclarations en ligne et de s’acquitter de leurs obligations fiscales par voies électroniques.

Cette réforme, de l’avis de Mme Thiam, répond au souci « d’alléger les procédures fiscales », car « les usagers n’auront plus besoin de se rendre dans un centre des services fiscaux, faire la queue, et chercher à remplir un formulaire ». Selon Seynabou Thiam, d’autres atouts de cette nouveauté fiscale sont relatives à une meilleure traçabilité et une maitrise des échanges avec l’administration fiscale, grâce à un suivi précis des déclarations envoyées. Mais également cela permettra de disposer de statistiques exhaustives et fiables par une traçabilité des opérations.

Par ailleurs, la directrice des impôts et domaines garantit une sécurité aux utilisateurs du système, car à son avis, les dispositions nécessaires ont étés prises pour que le réseau ne soit pas infiltré.

Ngouda Fall, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances chargé du budget, quant à lui, trouve que cette numérisation vient « au moment opportun » car, juge t-il, au-delà même de constituer une réponse aux doléances de tous les partenaires de l’administration fiscale, elle est également en phase avec les attentes des partenaires institutionnels du Sénégal. « La téléprocédure participe à la vulgarisation de la bancarisation tant souhaitée par les instances financières de l’Uemoa. Elle permet aussi à l’Etat de respecter ses engagements vis-à-vis de ses partenaires financiers. La mise en place des téléprocédures est un engagement majeur de l’Etat du Sénégal inscrit dans le Mémorandum sur les politiques économiques et financières que le gouvernement a adressé au Fmi le 03 juin 2012 », a-t-il laissé entendre
.
Pour cette phase pilote, la numérisation n’est pas encore effective dans tous les services des impôts et domaines, mais les responsables en charge du secteur comptent répandre l’innovation.

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