BAN KI-MOON SUR LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN «LA SITUATION RISQUE DE SE DEGRADER AU POINT DE DEVENIR INCONTROLABLE»

Ban Ki MoonFaute de perspective de règlement politique au moyen de la solution des deux États israélien et palestinien, la situation risque de se dégrader au point de devenir incontrôlable. C’est Ban Ki-moon qui avertit ainsi par rapport à l’escalade de la violence et l’utilisation disproportionnée de la force au moyen orient. Dans un message publié hier, 29 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le Secrétaire général de l’ONU relève que les tensions liées aux Lieux saints situés dans la vieille ville de Jérusalem ont donné au conflit une dimension religieuse dangereuse.

«Les Palestiniens sont extrêmement frustrés par l’occupation, qui dure depuis près de 50 ans, tandis que les Israéliens craignent profondément pour leur sécurité. Faute donc de perspective de règlement politique au moyen de la solution des deux États, la situation risque de se dégrader au point de devenir incontrôlable». Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) prévient. Dans un message publié ce 29 novembre à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, Ban Ki-moon en appelle à la communauté internationale qui «peut et doit faire plus pour sortir la situation de l’impasse. Le Quatuor continue, pour sa part, de faire son possible pour que la création d’un État palestinien pérenne reste à l’ordre du jour et pour instaurer des conditions propices à la reprise de véritables négociations».  

En effet, cette année, constate Ban Ki-moon, la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien tombe à une période où la sécurité est particulièrement précaire et l’espoir, au plus bas. En atteste, déplore-t-il, «une vague de violence a causé d’immenses souffrances tant chez les Israéliens que chez les Palestiniens, les deux camps s’étant livrés à des attaques odieuses, notamment des agressions à l’arme blanche, des fusillades et des attaques commises à l’aide de véhicules. Les implantations illégales et les actes de violence liés à la colonisation se sont poursuivis, de même que les démolitions punitives de maisons et d’autres installations appartenant à des Palestiniens».  

Il s’y ajoute le fait que «les tensions liées aux Lieux saints situés dans la vieille ville de Jérusalem ont donné au conflit une dimension religieuse dangereuse». C’est pourquoi, même «(…) si je me félicite de ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait à maintes reprises déclaré qu’Israël n’avait aucune intention de revenir sur le statu quo (au mont du Temple/esplanade des Mosquées, dans le respect des accords conclus entre Israël et la Jordanie), cet engagement doit néanmoins s’accompagner de mesures visant à calmer la situation et à rétablir la confiance».

Mieux, renchérit-il, «il est crucial que les dirigeants des deux parties jouent un rôle constructif dans le règlement du conflit. L’un et l’autre camp doivent réprouver les incitations à la violence et les déclarations publiques incendiaires». Histoire de garantir aux deux peuples la juste paix qu’ils méritent. «A l’occasion de cette Journée internationale, je vous engage donc à réaffirmer votre détermination à apporter aux peuples israélien et palestinien la juste paix qu’ils méritent», déclare-t-il.

En outre, Ban Ki-moon engage les éléments de sécurité israéliens à la plus grande retenue dans l’usage de la force «Tout en étant conscient des difficultés auxquelles Israël fait face sur le plan de la sécurité, je rappelle aux autorités israéliennes que lorsqu’il n’est pas proportionné à la situation, l’emploi de la force alimente la colère et la frustration. J’engage donc instamment les services de sécurité israéliens à faire preuve de la plus grande retenue, en particulier au regard de l’utilisation de la force létale».

Le 29 novembre 2012, l’État de Palestine s’est vu accorder par l’ONU le statut d’État non membre observateur. Aujourd’hui, 136 pays reconnaissent son existence et son drapeau est hissé devant les bâtiments de l’ONU aux côtés de ceux des États membres. Toutefois, relève-t-il, ces avancées ne font aucune différence dans la vie des enfants de Gaza ou celle des habitants de Naplouse, d’Hébron et de Jérusalem-Est, qui désespèrent au contraire de voir leur situation s’améliorer et de pouvoir un jour être citoyens d’un État capable de garantir leur liberté et leur bien-être en leur permettant de vivre en paix avec leurs voisins.

Ibrahima DIALLO

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