BASKET – Fraude sur l’âge des U18 : Les joueurs sanctionnés, les dirigeants en sursis

Le Comité de normalisation du basket sénégalais (Cnbs) n’a toujours pas pris de mesure à l’encontre des dirigeants et autres techniciens mêlés dans l’histoire de la fraude sur l’âge chez les U18, garçons et filles, lors des championnats d’Afrique à Dakar et Maputo. Et comme par hasard, au même moment la liste des joueurs suspendus s’allonge de jour en jour. Une situation qui a fini d’indisposer la famille de la balle orange.  

La sanction est tombée depuis avril dernier. Presque dans la pure discrétion. Seuls quelques dirigeants de club ou encore certains intéressés ont fait part de leur indignation de la décision, au point même de brandir une plainte à l’encontre des responsables. 

Les cinq joueurs concernés par la fraude sur l’âge lors des derniers championnats d’Afrique n’ont plus le droit de fouler les parquets nationaux. Alors que ces pauvres jouaient régulièrement en championnat avec leurs clubs respectifs. Il s’agit de Madiara Malick Dieng (Duc), Seydina Aboubakar Bâ (Saltigué), Samba Ndiaye (Sibac), Meïssa Sylla (Jaraaf) et Aminata Kamara (Duc), tous suspendus un an. 

Trois autres joueurs allongent la liste des suspendus
Près de deux mois après, Le Quotidien a appris hier que la liste vient d’être allongée. Selon certaines sources proches de la famille des joueurs, trois autres viennent d’être bannis des parquets, pour la même durée, par le Cnbs. Il s’agit de Mohamed Rassoul Ndour (Douanes), Abdoulaye Ndione (Duc) et Souleymane Fall (Bopp). Portant ainsi le nombre des suspendus à huit (8). Une situation qui continue d’indisposer de plus en plus certains membres de la famille du basket sénégalais. 

Conscients que toute faute mérite d’être sanctionnée, ces derniers dénoncent un certain traitement de faveur accordé aux «vrais responsables de la fraude». Et sur la question, le Comité de normalisation, avec à sa tête Serigne Mboup, se doit d’accélérer la cadence afin de ne pas donner raison à ceux qui parlent de «sanctions à deux vitesses». Surtout que beaucoup d’observateurs avertis ont du mal à comprendre la sanction infligée à ces jeunes joueurs, sans qu’aucune décision ne soit prise à l’encontre des fédéraux et autres techniciens. 

Tandian, Ado Sano, les staffs des U18 et les autres
Dans cette affaire, l’ancien président de la Fédération sénégalaise, Baba Tandian, la personne morale, a une grosse part de responsabilités. Y compris d’autres fédéraux qui n’ont pas manqué de jouer un rôle incontournable dans l’affaire des licences des joueurs.   

Du côté des techniciens, en plus de l’ancien Directeur technique national, Ado Sano et de ses adjoints, l’attelage des coaches des deux sélections U18 est aussi ciblé. En effet, pour le staff de l’équipe féminine, il y avait Birahim Gaye et Mborika Fall, alors que les Gar­çons étaient gérés par Madieyna Fall et Ousmane Diallo.   
Et si les gens s’attendent à des sanctions, c’est surtout par rapport aux intentions prêtées par la Commission technique, dirigée par Ousmane Pouye Faye, qui serait sur le point de remettre en piste certains «coupables» en vue de la mise en place de nouveaux attelages.

Car au-delà des rôles que les uns et les autres ont eu à jouer directement ou indirectement dans cette affaire, l’image du basket sénégalais a pris un sacré coup sur le plan national et international. Et nul doute que la Fiba attend elle aussi que le Sénégal donne le bon exemple en sanctionnant «tous les fautifs». Et cela, avant de retrouver la scène internationale avec le prochain Mondial espagnol. L’image du basket sénégalais est à ce prix.   

  • Écrit par  Woury DIALLO

wdiallo@lequotidien.sn

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*