Bathily le candidat idéal pour diriger la Commission de l’UA. Oui professeur !

abdoulaye-bathilyA 69 ans cet historien au riche parcours universitaire, cet homme d’Etat (député, ministre à plusieurs reprises et ancien vice -président de l’Assemblée Nationale sénégalaise), cet expert international (représentant de Ban Ki-Moon en Afrique centrale), est le professeur Abdoulaye Bathily, choisi lors du sommet de Kigali pour être le candidat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour briguer la présidence de la Commission de l’Union Africaine. Nous ne reviendrons ni sur son cursus, qui est brillant, ni sur sa bibliographie, qui est bien fournie. Mais nous surferons sur l’homme.
A Dakar, de grandes figures, du Caire au Cap, sont venus lui apporter leur soutien (Samir Amin, économiste égyptien, Patricia M c Fadden d’Afrique du Sud, Jose Brito du Cap Vert, Hesphina Rukato du Zimbabwe…) pour succéder à la Sud-Africaine Dlamini Nkosazana Zuma.
Les mots qu’il prononce face à ces sommités sont caractéristiques de l’homme, toujours égal à lui-même : « Ma candidature n’est pas circonstancielle. J’ai passé plus de 50 ans de ma vie à résister » ! Oui professeur !
Le ton est donné ! Un digne fils de l’Afrique s’est levé pour le Continent, les choses vont bouger. N’en doutez pas, car il a compris que « le projet panafricain est un projet noble. Il s’agit de réhabiliter l’Afrique ». C’est un homme de conviction qui prononce ces mots et vous ne trouverez pas au Sénégal un seul homme ou une seule femme qui vous dira le contraire. Abdoulaye Bathily fait l’unanimité autour de sa candidature car il a démontré tout au long des décennies qu’il avait opté pour l’idéal politique, la véritable justice, la liberté et le développement de l’Afrique et le bien-être des africains. Oui professeur !
Ce n’est pas un homme qui s’engage sur un coup de tête ou pour des avantages matériels ou financiers. Ceux qui le suivent depuis deux décennies le confirmeront. Ce n’est pas un homme qui ira brader les intérêts du continent pour quelques milliards ou quelques autres titres de prestige. Ce n’est pas un homme que des lobbies nuisibles pourront retourner. C’est un homme qui se battra pour l’Afrique et pour rendre effective l’unité du Continent. « Ce projet-là, dit-il, nous ne nous y engageons pas de manière légère. C’est un engagement qui est dans la trajectoire d’une vie ». Ces paroles de la bouche de Bathily, ne sont pas des propos de campagne, mais bien un engagement. Oui professeur !
L’ancienne Première Ministre Aminata Touré l’a si bien compris lorsqu’elle lui adresse les mots suivants : « vous avez été choisi du fait de votre personnalité. Vous êtes discret et efficace et nous avons besoin, pour certains postes d’une personnalité comme la vôtre pour nous aider à réaliser nos rêves … Vous êtes un expert multiforme, bien au fait de l’actualité sous diverses formes. C’est pour cela que Macky Sall vous a choisi». Oui professeur ! Nous voulons réaliser notre rêve d’une Afrique réellement unie au-delà de toutes nos différences.
« Discret, efficace, expert multiforme ». Voilà d’autres mots qui caractérisent l’homme. Ils en impliquent forcément un autre : Intégrité. Enfin le mot que nous cherchions est bien là. Eh oui ! L’homme est intègre et il a compris toute l’importance de diriger la Commission de l’Union africaine car, dit-il, « cette candidature est motivée par la volonté de contribuer à la régénération du projet panafricain … Il s’agit de réaliser un rêve qui m’est commun avec beaucoup de ma génération ». Oui professeur !
Enfin quelqu’un qui comprend que l’Unité africaine a été un rêve de tous les jours depuis des décennies, et qu’il est temps d’accélérer les choses. En effet, comme le dit si bien le professeur Bathily : « L’Afrique traverse aujourd’hui une période très difficile de son histoire ». Oui professeur !
Tous les prédateurs (internes comme externes) se sont positionné sur le Continent africain avec, comme seul leitmotiv, de piller les ressources et d’enfoncer les populations dans l’ignorance et la pauvreté. Cependant l’Afrique et l’Asie sont aujourd’hui les zones du monde qui portent la croissance du monde et cela ne se ressent pas dans le vécu des africains. Ce n’est pas logique. Oui professeur !
Il est ainsi devenu urgent de mettre un terme aux positions attentistes de l’Afrique et de la mettre en marche forcée. Mettons nos intérêts nationaux dans le même panier et ensemble relevons plus aisément les défis car « mon pays c’est le Sénégal mais c’est aussi l’Afrique, toute l’Afrique ». Oui professeur !
Ndiawar Soumaré (mnsoumare@yahoo.it).
Economiste et juriste. Spécialiste en questions internationales.
Directeur d’AfriAct.

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