Bénin Affaire Dangnivo: les présumés coupables indexent Boni Yayi

Bénin Affaire DangnivoA la barre ce mardi 10 novembre 2015 pour répondre de l’affaire de l’assassinat de Pierre Urbain Dangnivo, un cadre du ministère des Finances, les présumés coupables ne reconnaissent pas les faits qui leurs sont reprochés et affirment qu’il s’agit d’”un scénario de Yayi”.

Série de déballages au palais de justice à Cotonou ce mardi 10 novembre 2015. Le procès devant connaitre de la disparition de pierre Urbain Dangnivo passionne l’opinion publique à cause des révélations que font les présumés coupables.

Cossi Codjo Alofa principal accusé déclare à la barre qu’il ne reconnaît pas avoir tué Pierre Urbain Dangnivo. Pour lui, tout le scénario aurait été bien monté. Des ministres, des hauts gradés et autres personnes risquent d’être interpellés dans les tous prochains jours.  

Après Alofa, c’est autour de Donatien Amoussou, son co-accusé qui parle au tribunal de Cotonou. Ce dernier déclare que le président Boni Yayi est nommément cité dans cette affaire d’assassinat. Il dit que c’est “un scénario de Yayi” et qu’il lui a été proposé une somme de 150 millions en plus d’une protection assurée.

Au tribunal Alofa, le présumé assassin de Dangnivo n’en finit pas avec les déballages devant les juges. Il regrette son implication dans cette affaire qu’il qualifie de “théâtre”. “Cette affaire de Dangnivo est du théâtre”; a-t-il lancé. 

L’homme accusé d’assassinat par le ministère public est au regret : “Si je savais que ça allait prendre cette tournure, je n’allais jamais accepter”. Depuis ce matin, c’est à une série de révélations qu’on assiste aux assises qui ont finalement commencé dans la matinée de ce mardi 10 novembre 2015 après deux ajournements successifs.

Le présumé assassin de Dangnivo affirme n’avoir pas commis le crime dont on l’accuse et dit avoir reçu une promesse de 25 millions de francs Cfa pour porter le chapeau de l’assassinat. Promesses accompagnées des pressions et des menaces de mort ajoute a-t-il devant le tribunal.

“Si je n’accepte pas, on va m’abattre, on va me gifler et me jeter à la mer” révèle-t-il à propos d’un certain Aledji, commissaire admis à la retraite qui lui aurait parlé. 

Cela fait 5 ans que cette affaire fait grand bruit au Bénin. Les révélations du présumé assassin au tribunal où s’est amassé un monde fou pour ce procès tant attendu vont sans doute faire couler beaucoup d’encre et de salives dans les heures et les jours à venir.

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