Bineta Diédhiou, championne d’Afrique de taekwondo : «Participer au maximum à des compétitions pour bien préparer Rio 2016»

Présentement en préparation aux Etats-Unis, Bineta Diédhiou, jointe depuis Boston, revient sur les conditions de son sacre en Tunisie où elle a décroché le titre de championne d’Afrique de taekwondo. Une nouvelle distinction qui devrait la booster à bien se préparer en vue des Jeux olympiques de «Rio 2016». Et cela grâce au soutien renouvelé du président de la République, du ministère des Sports et du Cnoss.

Vous avez décroché une nouvelle médaille aux derniers championnats d’Afrique de Tunisie. Comment avez-vous vécu cette compétition ?
Tout s’est très bien passé. Il se trouve que j’avais eu la possibilité de faire un stage d’un mois aux Etats-Unis avec l’aide du ministère des Sports et du Comité national olympique sportif sénégalais (Cnoss). Cela m’a vraiment permis de bien me préparer avant la compétition. Mais comme vous le savez, ce n’est jamais évident d’aborder une compétition. Il y a tellement de bons athlètes ; ce qui fait qu’il faut être prêt sur tous les plans. D’ailleurs, le reste de l’équipe est rentrée bredouille. Pour dire que ce n’est jamais facile. Et cela me rend triste de les voir repartir sans remporter la moindre médaille. Mais ce n’est que partie remise puisque l’équipe est constituée de grands athlètes avec beaucoup de talents. Personnellement, Dieu m’a donné la médaille d’Or face à une athlète de très haut niveau qui a été quart de finaliste aux derniers Jeux olympiques de Londres. C’était un bon test pour moi. J’ai réussi à la battre. Et c’est encourageant pour la suite.

Comment s’est déroulée la compétition sur place au niveau des conditions ?
Sur le plan personnel, je n’ai vraiment pas à me plaindre. Par contre, je dois dire d’une manière générale que pour les athlètes sénégalais, ça n’a pas été facile. En plus d’une préparation difficile, les conditions n’étaient pas des meilleures sur place. C’est toujours le même problème de regroupement, de restauration, de transport…   

Après la compétition, vous êtes retournée aux Etats-Unis, plus exactement à Boston. Qu’est-ce qui va changer dans votre préparation en vue des prochaines échéances ?
Tout est défini étape par étape. On ne peut pas se lever un beau matin et dire qu’on va s’engager pour une compétition. Il fallait se consacrer aux championnats d’Afrique d’abord avec un programme spécifique. C’est ce que j’ai fait avec l’aide de mon entraîneur. Pour chaque période de préparation, j’ai un objectif bien défini. En Tunisie, il fallait engranger les 40 points pour bien se positionner au classement final en direction des prochains Jeux olympiques. Mon objectif, c’est de participer au maximum à des compétitions pour bien préparer «Rio 2016». Cela fait longtemps que je n’avais pas fait de compétition. Donc, je ne pouvais pas gagner des points. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on a deux types de qualifications : mondiale et continentale. Et quand on est dans les six premiers, on se qualifie d’office pour les deux compétitions.

Aujourd’hui, vous êtes située à quel niveau sur le classement ?
Je ne suis pas trop sûre, mais je pense être dans les 12 premières mondiales. Donc, c’est important de participer aux compétitions. Cela permet à l’athlète de gagner des points. Pour la saison prochaine, il faudra être présent lors des Open. D’autant plus que les résultats définitifs seront donnés vers la fin de l’année 2015. Il y a l’Open de Suisse dans un mois par exemple. Ce serait bien que le Sénégal participe à ce genre de compétition. Et c’est maintenant qu’il faudra s’engager pour ne pas être forclos. Il y a également un Grand prix en juillet en Chine. Cette compétition ne va regrouper que les 25 à 30 meilleurs athlètes. Pour l’instant, ce n’est pas encore fait. On verra ce que les dirigeants vont décider. En attendant, je continue ma préparation.

Vous avez bénéficié d’un soutien du ministère des Sports et du Cnoss pour un stage aux Etats-Unis. Comment cela se passe sur place ?
Tout se passe bien. C’est vrai qu’un athlète a toujours besoin d’un plus. Participer à plus de compétitions, à des Open, être tout le temps dans les compétitions. Mais bon, je dois aussi reconnaître que j’ai le minimum qui puisse me permettre de bien me préparer. J’ai sept mois de stage. Ce n’est pas rien. Beaucoup de gens auraient souhaité être à ma place. Donc, je ne vais pas cracher dans la soupe. Pour l’instant, je suis à Boston. Je ne sais pas encore si je vais continuer la préparation ici ou ailleurs. L’athlète cherche toujours à voir le meilleur pour lui. S’il y a possibilité de trouver une meilleure préparation ailleurs, je n’hésiterai pas. Pour l’instant, j’ai opté pour les Etats-Unis et tout se passe bien. Je profite encore de l’occasion pour remercier le Président Macky Sall pour son soutien. Cela fait énormément plaisir de voir le président de la République manifester un intérêt sur ce que l’on fait. Cela me donne encore le courage de défendre les couleurs du Sénégal partout où je suis dans le monde. Je n’oublie pas aussi le ministre des Sports, le président du Cnoss et tous les gens qui me soutiennent.

  • Écrit par  Woury DIALLO

wdiallo@lequotidien.sn

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