Burkina : amendement d’une loi autorisant à nouveau les militaires à entrer au gouvernement

19e-sommet-uemoa-bilan-2-587x345_cLes députés burkinabè ont procédé jeudi à l’amendement d’un texte de loi autorisant à nouveau l’entrée des militaires au gouvernement.

La loi adoptée par les 120 députés votants maintient cependant l’interdiction faite aux militaires d’adhérer à un parti politique ou à une association à caractère politique. La nouvelle loi mentionne « l’avancement ne peut se faire qu’au grade immédiatement supérieur ».

Depuis plusieurs décennies l’armée est présente dans l’arène politique en raison des coups de forces qui ont porté des bonnes en tenue au pouvoir au Burkina Faso.

Sous la transition, un texte avait été adopté interdisant les militaires à s’engager en politique.

 Le Conseil national de la transition (CNT), a pris cette mesure en juin 2015, après le départ de l’ex-président Blaise Compaoré, pour freiner l’arrivée de la junte militaire au pouvoir.

Cette loi interdisait notamment les soldats d’occuper des fonctions ministérielles et autres hautes fonctions dans l’administration publique comme celles de directeur général de société d’Etat ou de président d’institution, ce qui était le cas auparavant.

Celui qui voulait s’engager en politique devrait démissionner de l’armée pour militer dans un groupement ou parti.

Le député Halidou Sanfo a fait observer que « Les militaires sont des citoyens à part entière. Ils ont des qualifications énormes et on peut faire appel à un militaire qui a des compétences avérées pour résoudre un problème dans un gouvernement ou dans l’Administration sans pour autant qu’il s’affilie à un parti politique ».

Pays d’Afrique de l’ouest, le Burkina a connu une demi-douzaine de coups d’Etat depuis son indépendance en 1960. Six des huit présidents ayant dirigé le pays étaient des militaires.

© OEIL D’AFRIQUE

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