Burkina: l’ex-ministre de la Communication de Compaoré écroué pour malversations

Blaise-Compaoré-2L’ex-ministre burkinabè de la Communication et porte-parole du dernier gouvernement du président déchu Blaise Compaoré, Alain Edouard Traoré, a été arrêté mardi et écroué pour des malversations présumées concernant la Radiodiffusion télévision nationale du Burkina Faso (RTB, publique), a appris l’AFP de source judiciaire.

C’est le quatrième ministre du dernier gouvernement de M. Compaoré à être écroué pour des cas de malversations.

« Alain Edouard Traoré a été interpellé et amené à la MACO (Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou) aujourd’hui dans le cadre de sa mise en accusation pour des faits de détournements de deniers publics », a déclaré à l’AFP le procureur de la Haute Cour de justice, Armand Ouédraogo indiquant qu’il avait été « auparavant » auditionné et laissé en liberté par la commission d’instruction de la Haute cour de justice.

Les députés du parlement intérimaire du Burkina ont voté mi-juillet une mise en accusation de neuf ministres dont M. Traoré pour « détournements de deniers publics » et « enrichissements illicites ».

Dans sa résolution de mise en accusation, le parlement reprochait notamment à l’ex-ministre de la Communication de « multiples violations intentionnelles des procédures de passations des marchés publics (qui) ont eu pour conséquence de détourner ou dissiper la somme de 100 millions de francs CFA (150.000 euros) appartenant à l’Etat à son seul profit ».

Les députés du parlement intérimaire avaient aussi voté en juillet la mise en accusation de Compaoré pour « haute trahison » et « attentat à la Constitution ».

Le procureur général de la Haute Cour de justice, institution qui entre pour la première fois en action, a promis début août que les premiers jugements devant sa juridiction auraient lieu « avant la fin de la transition mise en place après la chute de Blaise Compaoré.

Le régime de « transition » dirigé par le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida doit rendre les rênes du Burkina à un exécutif élu lors d’élections présidentielle et législatives dont le premier tour est prévu le 29 novembre.

Le président Blaise Compaoré a été chassé par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir et a trouvé refuge en Côte d’Ivoire.

AFP

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