Cameroun– Crise anglophone: L’armée a tiré sur l’œil de cette enfant de 14 ans le 1er octobre. Ses parents ont besoin d’aide!

– Dans un pays où l’armée et la police sont capables de tirer à balles réelles sur des manifestants pacifiques “lourdement armés” de branches d’olivier (“ou arbre de la paix”) l’information -fut-elle fausse- faisant état de ce qu’un flic ou une bidasse aurait tiré sur l’oeil d’un enfant pour la neutraiser ne surprend pas.

Si l’information en notre possession et ayant dur reste déjà fait le tour des réseaux sociaux depuis une semaine s’avérait, l’image que vous visualisez ici ne serait pas la capture d’écran d’une scène de film de zombies type Halloween, mais bel et bien d’une petite camerounaise vivant à Kumbo, dans la région anglophone du Nord-ouest du Cameroun, qui a eu le malheur de naître anglophone, et de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, le 1er octobre 2017, jour de la proclamation symbolique du Southern Cameroon par des activistes anglophones sécessionnistes.
Un hasard tout à fait naturel que l’armée camerounaise ne lui aurait pas vraisemblablement pas pardonné, tant il est vrai qu’au Cameroun, neutraliser vivants des “terroristes”… aux mains nues n’est pas dans les cordes des « nés pour tuer » qui y font office de forces de défense et de sécurité.
Il faudra alors en déduire que l”armée très “professionnelle” du régime Biya, qui se serait montrée très “modérée” en matière de maintien de l’ordre lors des manifestations du 1er octobre 2017, face aux très “agressifs” manifestants anglophones, selon le “haut-parleur” du gouvernement, Issa Tchiroma, n’a pas eu d’autre choix que de tirer sur l’œil de Aline, 14 ans, pour enrayer la menace de mort venant de cette petite fille qui planait sur elle, type bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki.
Pendant plus d’une semaine, ses parents qui étaient sans nouvelles d’elle ont cru qu’elle avait été tuée, mais ont appris par la suite qu’elle était en vie, après avoir été transportée au très célèbre hôpital baptiste “Bingo” par des inconnus. Les premiers soins prodigués à la petite enfant et des opérations chirurgicales lui ont permis de rester en vie, mais pas hors de danger !
Ses parents seraient actuellement à la recherche de l’aide financière pour faire face aux dépenses qu’impliqueraint ses soins, et auraient à cet effet communiqué un numéro de téléphone à toutes les éventuelles bonnes âmes qui voudraient la leur apporter. Il s’agit du numéro 675 15 79 39, précédé éventuellement de l’indicatif +237 pour les personnes appelant de l’étranger.
Ce numéro de téléphone qui pourrait avoir été suspendu par l’opérateur de télécommunication auquel son titulaire est abonné –visiblement sur “instructions”…-, n’est malheureusement plus joignable depuis le 18 octobre.
En effet, le reporter de Cameroonvoice qui a appris le drame de la petite enfant le 17 octobre au matin, à travers les médias sociaux, a tenté de vérifier l’information en joignant le parent de l’enfant qui avait indiqué le numéro de téléphone en question dans un post publié par les sites cameroon-info.net, actucameroun.com et camer24.de.
Au cours de la première tentative qui semblait réussir, la conversation a été interrompue de manière inexpliquée alors que les deux correspondants étaient au niveau des présentations. Depuis lors, jusqu’à cette fin d’après-midi du 23 octobre, le retour de correspondance venant de l’autre côté du fil est resté invariable : « l’abonné que vous appelez est indisponible pour le moment. Votre appel va être renvoyé vers la messagerie vocale ».
De quoi donner l’impression d’une fake news. Ce que tout humain ose espérer et souhaiter d’ailleurs, car il serait difficile d’imaginer la douleur de la petite enfant.
Ndam Njoya Nzoméné
 Afrique Monde

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