Cameroun: La prophetie du journaliste koum koum assassiné par Mebe Ngo’o se realise

On ne tue pas les hommes de conviction. Oui, le brave journaliste Jules KOUM KOUM a payé de sa vie dans son combat destinée à exposer la prévarication des finances publiques.

La particularité de ces hommes de conviction se trouve dans leur extraordinaire indifférence contre la peur et parfois contre la mort. Jules KOUM KOUM était conscient du danger auquel il s’exposait en s’attaquant de front au criminel financier qui était concomitamment le patron de la délégation à la sûreté nationale et le porte feuille du ministre délégué à la présidence chargé de La Défense, M. Edgar Alain Mebe NGO’O aujourd’hui écroué à la prison de Kondengui. C’est au delà d’outre- tombe que ces braves mots de ce brave journaliste assassiné par le clan de ce baron du régime sont entrain de torturer la conscience de Mebe NGO’O s’il en a encore une:

«Si vous me faites assassiner, ce qui ne me fait pas peur, sachez que ni vous, ni vos enfants, vous n’aurez plus d’existence. Car il y aura toujours des gens qui vous demanderont des comptes.»

Cette prophétie de Jules KOUM KOUM s’est réalisée à la lettre. La descente aux enfers de son bourreau rentrera dans les archives de la prévarication de l’argument public comme la plus humiliante au Cameroun. De tout le régime Biya qui croupit en prison, Mebe NGO’O a eu la particulier d’être jeté en prison avec son épouse. Il n’a pas eu la présence d’esprit de laisser madame dehors pour lui apporter à manger une fois en prison. Et Mebe Ngo’o est face aux crimes qu’il a commis et doit absolument rendre gorge face à ses maîtres d’hier qui n’ont pas eu pitié de lui.

La moralité dans cette triste histoire est que ceux qui hier se prenaient pour des « vices dieux » ont fini par se rendre compte que le « pouvoir par décret » ne dessert que l’auteur du décret qui fait et défait les familles en fonction de ses humeurs de dictateur. Les commanditaires des crimes crapuleux pour défendre le régime avec un zèle incroyable ont désormais les yeux rivés vers le ciel pour implorer la miséricorde de Dieu qu’ils n’ont jamais respecté durant leur séjour à la mangeoire.

L’ironie dans ce cirque est que ceux qui ont volontairement plongé leur honneur et leur dignité dans les profondeurs abyssales de l’esclavagisme pro-Biya sont entrain de souffrir le martyr de l’ivresse du pouvoir perpétuel de ce dictateur machiavélique et fourbe prêt à tout pour se maintenir au pouvoir jusqu’au dernier jour de sa vie sur terre.

Oui, les morts ne sont pas morts. Leur vérité hante leurs bourreaux delà de leur tombe. Mebe Ngo’o l’a appris à ses propres dépens. Écrasé par un grimper dont on n’a jamais retrouvé son chauffeur, les auteurs d’un tel crime odieux se croyaient si malins. Mais ils ignoraient qu’il n’y a jamais de crime parfait. La lettre ouverte laissée à la postérité par Jean KOUM KOUM est la pièce à conviction qui hantera les nuits blanches de Mebe NGO’O du fond de sa cellule. Voilà donc comment Dieu est jaloux de la vérité. Ceux qui se croyaient intouchables pleurent désormais du fond de leur cellule sans aucune idée du jour de leur condamnation.

C’est cette peur bleu et ces images terrifiantes du cri éternel de Jules KOUM KOUM au milieu de la nuit qui est entrain de torturer la conscience du ministre du ciel et de la terre de Biya qui ne sait plus à quel saint de vouer. Tout crime se paye ici bas en attendant la pire sentence du jour du dernier jugement. La nature sait se rendre justice de la plus belle manière.

Laziz Nchare, 

Par Regardsurlafrique 

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