CENTRALE HYDROELECTRIQUE DE FELOU Le courant passe entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal

Les chefs d’Etat du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal, ont inauguré, ce mardi à 15 km de Kayes (Mali), la centrale barrage_felouhydroélectrique de Félou. D’une capacité installée de 60 mégawatts, l’ouvrage que partagent les trois pays dans le cadre de l’Omvs été financé par la BEI (Banque européenne d’investissement) et la Banque mondiale. Réalisée par une entreprise chinoise, la centrale aura coûté environs 165 milliards de FCfa.

Des trois chefs d’Etat membres de l’Omvs (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal) qui en ont posé la première pierre, le vendredi 30 octobre 2009, un seul est encore en exercice. C’est le mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui, en compagnie du Président sénégalais Macky Sall et leur homologue du Mali Ibrahim Boubacar Keita, ont inauguré hier mardi, à 15 km de Kayes (Mali), le barrage hydroélectrique dit de seconde génération et doté d’une capacité installée de 60 Mw.

Réalisé par le consortium chinois Sino Hydro Corporation, constructeur du mythique barrage des Trois-Gorges en Chine, la centrale de Félou qui devait initialement être livrée vers la fin 2011 a nécessité un coût d’investissement global de 165 milliards de CFA sur concours financier de la BEI, de l’IDA (Banque mondiale) en plus d’une contrepartie de l’OMVS, une organisation créée en 1972 à Nouakchott (Mauritanie).

L’ouvrage devrait ainsi permettre aux pays riverains du fleuve Sénégal de combler le déficit énergétique récurrent auquel ils sont confrontés malgré l’existence, depuis près de quatre décennies, des barrages anti-sel de Diama au Sénégal, et hydroélectrique de Manantali au Mali.

Situé à 250km à l’aval du barrage de Manantali, la centrale de Félou aura un productible moyen annuel prévu de 335 GW/h par an à travers une capacité installée de 60 W et comporte plusieurs ouvrages dont le seuil, l’ouvrage de tête ou prise d’eau, le canal d’amenée, ainsi que l’usine, le poste de départ et la ligne Haute Tension (longue de plus de 1700 km et comprend 12 postes de transformation HT/MT au Mali, en Mauritanie et au Sénégal) qui va fournir l’électricité aux sociétés d’électricité des Etats-Membres, suivant un cadre juridique de cession, un protocole tarifaire.

De nouveaux jalons

Un nouveau jalon dans la mise en œuvre de la Politique Energétique Commune (PEC) des Etats-Membres de l’OMVS et dont la gestion est du ressort de la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM) qui aura fort à faire avec le barrage de Gouina (80 km en amont de Kayes) dont la première pierre a été posée par les mêmes chefs d’Etat membres de l’Omvs, dans la même journée de mardi. Cette future centrale dont le potentiel est de 1.000 mégawatts coûtera quelque 420 millions de dollars (environ 210 milliards de francs CFA) tandis que l’échéance fixée pour s réalisation est l’année 2018.
La construction de ces deux ouvrages constitue des étapes majeures dans le processus d’intégration des moyens de production d’électricité des pays de l’Afrique de l’Ouest.

Rappelons cependant que la centrale hydroélectrique de Félou est partie intégrante d’un programme de prêts de 350 millions de dollars de la Banque mondiale dans le cadre du Wapp(West African power pool). Trois crédits équivalent chacun à 25 millions de dollars (12,5 milliards de FCfa) approuvés le 29 juin 2006 pour les trois gouvernements du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal.

 

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