Chambre criminelle de Louga : elle enterre vivant son nouveau-né et prend 5 ans

Condamnée hier à 5 ans de travaux forcés par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Louga, Ramata Ka, déjà mère de 3 enfants, avait enterré vivant son nouveau-né, de sexe féminin, rapporte l’Obs.

L’affaire défraie la chronique à Louga, avec la découverte d’un bébé, enterré à l’angle d’un bâtiment. Démasqué par ses colocataires qui ont découvert des traces de sang dans les toilettes, avant de tomber sur un corps sans vie enterré sur les alentours, ce sont les propres parents de l’accusée qui aviseront les gendarmes.

Face aux limiers, Ramata déclare qu’elle était droguée puis violée par le collègue de son beau frère. « J’avais des scrupules pour le dénoncer. Quelques temps après, à la suite d’une consultation, la gynécologue m’a fait savoir que j’étais enceinte. J’avais vraiment honte, c’est pourquoi j’ai dissimulé ma grossesse. Cependant, l’enfant ne respirait pas à sa naissance », s’est-elle défendue.

En s’appesantissant sur le rapport du médecin légiste qui, après examen du dépouille, a conclu « que le nouveau-né est décédé par asphyxie mécanique par enfouissement », le Parquet est d’avis que les faits criminels reprochés à l’accusée ne souffrent d’aucun doute et a requis une peine de 5 ans de travaux forcés.

Rendant son verdict, la Chambre criminelle a condamné Ramata Ka à 5 ans de travaux forcés.

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