Cheikh Hamidou Kane : « Si le tandem Senghor/ Mamadou Dia n’était pas rompu, le Sénégal ne serait pas là »

Cheikh Hamidou KaneFerloo retient dans cet article les propos de l’homme politique et écrivain, auteur de l’Aventure Ambiguë, Cheikh Hamidou Kane, sur les ondes de la Rfm à l’occasion du 10ème anniversaire de l’émission « Grand Jury ». L’auteur de «Les Gardiens du temple » a estimé au cours de cette rencontre avec d’autres invités de générations et de sensibilités politiques différentes, que « la première faute du Sénégal indépendant était la séparation entre Senghor et Mamadou Dia ».

« Si on avait pas rompu le tandem Léopold Sédar Senghor/Mamadou Dia, le Sénégal ne serait pas là. La première erreur de notre pays proviendrait de cette séparation entre ces deux hommes », semble être convaincu l’ancien ministre Cheikh Hamidou Kane.

L’autre responsabilité qu’il impute au défunt président Sénégalais, Léopold Sédar Senghor, serait la façon dont il avait organisé son départ du pouvoir. « La transition entre Senghor et Abdou Diouf n’était pas faite de manière transparente. Ici Senghor avait faussé le jeu », soutient-il, avant d’ajouter que le programme d’ajustement structurel qui imposait la réduction de la masse salariale n’a pas arrangé les choses pour Abdou Diouf.

Abdou Diouf n’est pas, lui aussi, exempt de reproches. Selon l’ancien ministre, la première erreur que Abdou Diouf avait commise, était de ne pas appliquer le programme de restructuration concocté par le ministre de l’Economie et des Finances d’alors Mamoudou Touré ainsi son collègue du plan et le fait de laisser  de côté les cadres de l’administration sénégalaise dans chaque Ministère formés à cet effet pour être des interlocuteurs directs des bailleurs de fonds.

Quant à Abdoulaye Wade, Cheikh Hamidou Kane estime qu’il avait de très grandes ambitions pour le Sénégal mais «il manque de rigueur morale ». Ce que semble confirmer Ngoné Ndoye qui a pris part au débat. Selon elle, Abdoulaye Wade avait pris trop de temps pour renforcer son parti. « Sinon, se convainc-t-elle, il serait très loin avec les Sénégalais».

Fadel Barro du Mouvement Y en Marre va plus loin en accusant Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et actuellement Macky Sall de « surfer sur la conscience des Sénégalais pour se maintenir au pouvoir ». « Wade aurait pu mettre de l’accent sur le renforcement de la démocratie, sur la résorption des inégalités sociales, entre autres… », renchérit Me Aissata Tall Sall

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