Cheikh Sarr, coach des Lions du basket : «L’arrivée de Boniface Ndong me soulage»

En direction du prochain Mondial, les Lions du basket vont démarrer leur premier camp le 20 juillet à Dakar. Le Quotidien fait le point avec le coach national, Cheikh Sarr.

Coach, où en êtes-vous présentement sur le plan de la préparation en direction du Mondial espagnol ?
En ce moment, nous travaillons sur trois aspects. D’abord sur la liste, ensuite le camp au Sénégal et en Europe, enfin sur les conditions de travail. Nous avons un deadline qui est le 30 juin pour le dépôt de la liste des joueurs. Il y a déjà une liste disponible de 18 joueurs. Alors qu’on en a prévu 22. 

Pourquoi une liste de 22 joueurs ?
Parce qu’on a un bon groupe de 7 à 8 joueurs qui viendront des Etats-Unis, 5 à 6 d’Europe, alors que le reste sera réparti entre la Chine et le Japon. Et enfin, il y a le groupe des locaux qui seront entre 4 et 7 joueurs. A partir de là, le comité a la possibilité de régler les problèmes d’assurances. Surtout que tous les joueurs ont donné leur date d’arrivée. Tous les joueurs présélectionnés sont tenus d’être à Dakar le 20 juillet prochain pour qu’on puisse commencer le premier camp axé sur 10 jours. Il y a quand même quelques incertains, trois ou quatre qui seront là vers le 25 juillet prochain. Sinon, tout le reste a donné son accord pour être là le 20 juillet prochain.

Y a-t-il des incertitudes sur la participation de certains joueurs ? 
Pour l’instant, je crois qu’il n’y a qu’un seul (il préfère ne pas donner son nom). C’est celle d’un collégien qui n’a pas encore répondu parce qu’il n’a pas d’agent. Donc, on est obligé de parler directement avec ses conseillers pédagogiques. Il est aux Etats-Unis. C’est le seul dont on n’a pas encore l’accord. 

Boniface Ndong vient d’être nommé manager général des Lions par le Comité de normalisation. Un bon choix ?
Bien sûr. On a en effet magnifié la présence de «Boni». La première des choses, c’est qu’il habite Malaga. Il a joué le championnat là-bas. Il connaît beaucoup de monde et a un bon réseau, un carnet d’adresses. C’est quelqu’un de disponible et très professionnel. Il connaît le métier. Il a été joueur en Equipe nationale. Il connaît ce dont on a besoin pour être performant, en termes de conditions de travail. En plus de tout cela, la Coupe du monde va se dérouler en Espagne. Donc, on va aller en Espagne d’abord pour s’acclimater dans le cadre de la préparation et jouer des matchs amicaux. Avec son expérience, Boniface peut donner des conseils ou encore être consulté en ce sens. Il faut dire que la présence de «Boni» est très importante. 

On dirait que cette arrivée du manager général vous soulage… 
Effectivement ! L’arrivée de «Boni» me soulage. C’est moi qui faisais tout. Envoyer des mails, chercher les contacts, les appeler de gauche à droite. Maintenant, c’est à lui de se charger de ce boulot. Et je le remercie d’avoir accepté le poste, tout comme le président Serigne Mboup (Cnbs) d’avoir pensé à mettre quelqu’un là-bas. 

Est-ce qu’on peut dire que tout est au point en ce moment ? 
On a des invitations pour des matchs amicaux. C’est d’ailleurs le volet le plus difficile à gérer. J’avais demandé à faire neuf matchs. Il se trouve que le tournoi de France ne serait plus possible. Maintenant, on a le match contre l’Espagne. Boniface est en train de trouver d’autres matchs amicaux. On a réussi à avoir d’autres tournois. Ensuite, il y a le camp de Dakar à partir du 20 juillet. 

Il n’y a pas des matchs de préparation prévus à Dakar ? 
C’est fort probable. On y travaille. Ce qu’il faut comprendre, c’est que beaucoup de joueurs sont déjà en vacances. Ils vont rester longtemps sans s’entraîner. A partir de là, c’est difficile de jouer un match avec seulement  6 à 7 joueurs en début de la préparation. 

wdiallo@lequotidien.sn

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