« Cinq clefs pour en finir avec le bal mensonger des intégristes de la mauvaise foi », M. Diakaté

Dans une correspondance, Moustapha Diakhaté, ministre chef de cabinet du président Macky Sall s’est prononcé sur la révocation par décret présidentiel de Khalifa Sall à la tête de la mairie de Dakar. C’est pour simplement dire que ce n’est pas une première au Sénégal.

1. Monsieur Khalifa Ababacar SALL n’est pas le premier maire sénégalais à être révoqué par décret présidentiel. C’était le cas de Messieurs Lamine DIACK, Cora FALL et Mbaye NDIAYE, entre autres,  sous les magistères des Présidents SENGHOR, DIOUF et WADE.

2. Aucun des ces maires n’avait bénéficié, avant sa révocation, d’un quelconque début de procès devant les juridictions sénégalaises, encore moins, d’une condamnation définitive. Ils étaient tous destitués sur la base de rapports de vérificateurs des comptes publics ou d’une simple plainte d’un particulier pour émission de chèque sans provision.

3. Monsieur Khalifa SALL est le seul maire sénégalais à être révoqué à la suite de l’établissement définitif de sa culpabilité, par les autorités judiciaires de son pays, d’avoir signé de sa propre main 113 fausses factures d’un montant d’environ deux milliards de Francs de CFA.

4. En outre, ce sont les mêmes instruments juridiques qui avaient permis à Senghor, Diouf et WADE de destituer Lamine DIACK, Cora FALL et Mbaye NDIAYE qui sont appliqués au Maire de Dakar. Toutefois et contrairement à la tradition, pour révoquer le Maire de Dakar,  il a fallu attendre le verdict du jugement définitif des faits reprochés à Monsieur Khalifa SALL par les cours et tribunaux sénégalais. Ce qui ne s’impose guère au regard de la loi et la jurisprudence en la matière.

5. Cerise sur le gâteau et autre traitement de faveur pour Khalifa Ababacar SALL : il est le seul maire au monde à avoir le privilège d’administrer, pendant 18 mois,  sa Commune à partir de sa cellule de prison.

Moustapha Diakhate
Ancien Député BBY

2 Comments

  1. Vous auriez mieux fait de continuer à vous emmurer dans le silence car vous ne faites ici qu’étaler votre méconnaissance du droit. La condamnation n’est définitive qu’après l’épuisement de toute la procédure. A la notification de la décision démarre une période de 6 jours pour attente du recours en cassation. Après ce délai qui est suspensif suit en cas de recours toute la durée de la procédure jusqu’à la décision de la cassation:autre période de délai suspensif. Ce n’est qu’après que l’on pourra parler de condamnation définitive. Pas avant. Sinon il faut reconnaïtre les pouvoirs du président de révoquer un maire en prenant un acte administratif mais le cas échéant le décret ne doit se baser sur une décision judiciaire qui n’est pas définitive et même pas encore notifiée au maire ou à ses avocats.Monsieur le président “namenanioula” mais “damadiape ni bi sortie ratée la”.

  2. Je te connaissais pertinent et défenseur des bonnes causes quelque soit l’adversité et malgré ton appartenance, mais cette fois-ci tu as parlé pour ne rien dire comme dit l’adage.
    Tu veux ériger cela en jurisprudence? Pourquoi tu n’as pas demandé à ce qu’on applique la jurisprudence pour la libération de Khalifa après la décision de la cour de la CEDEAO. Renseigne-toi sur les dates des articles mentionnant la révocation. Et ce n’est pas parce que Senghor l’a fait au même titre que diouf ou wade que ceci est valable et légal.
    SALAAM

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