Colis piégés aux Etats Unis : Donald Trump accusé

Le président des Etats-Unis a condamné des actes «odieux» mais les démocrates l’accusent de «diviser les Américains avec ses mots et ses actes»…

Des envois ciblés et coordonnées. En 48 heures, des «engins explosifs» rudimentaires ont été adressés à une demi-douzaine de personnalités politiques proches du parti démocrate, notamment à Barack Obama et Hillary Clinton. Mercredi soir, on ne connaissait pas l’identité ou les motivations du, ou des, responsables. Mais si Donald Trump a condamné des « actes odieux » et appelé à l’unité, mercredi, le président américain a été accusé par de nombreux critiques d’attiser la violence par sa rhétorique incendiaire contre ses adversaires et les médias.

L’appel au rassemblement de Donald Trump sonnera « creux jusqu’à ce qu’il revienne sur ses déclarations cautionnant des actes de violence », écrivent les chefs démocrates au Congrès américain Chuck Schumer et Nancy Pelosi. « De façon répétée, le président cautionne la violence physique et divise les Américains avec ses mots et ses actes », poursuivent-ils.

Alors que les bureaux new-yorkais de CNN ont été évacués après une alerte à la bombe, son patron, Jeff Zucker, est monté au créneau : « Le président ne comprend absolument pas que ses attaques répétées contre les médias ont des conséquences. » Donald Trump a qualifié à plusieurs reprises « les Fake News media comme CNN, MSNBC et le New York Times » d’« ennemis du peuples.

« Il maîtrise le plaquage, c’est mon type de mec ! »

C’est souvent lors de ses meetings politiques que Donald Trump se lâche dans une ambiance chauffée à blanc. Pendant la campagne, il avait dit son envie de « mettre [son] poing dans la figure » de manifestants et encouragé ses supporters à les attaquer, promettant de payer leurs frais juridiques.

Sa rhétorique n’a pas changé depuis son élection. Ces derniers mois, il a continué d’attaquer « Crooked Hillary Clinton », laissant ses supporteurs chanter « Lock her up » (Jetez-la en prison). La semaine dernière, Donald Trump est également allé soutenir un élu républicain qui avait agressé un journaliste en 2017, lançant à la foule : « Il maîtrise le plaquage, c’est mon type de mec ! »

« Guerre civile »

Donald Trump attaque également ses ennemis sur Twitter, notamment « Crazy Maxine Waters », une élue afro-américaine de Californie qui a, elle aussi, reçu un paquet suspect. « Trump a attisé une guerre civile dans ce pays. Que quelqu’un tente de tuer ses ennemis politiques n’est pas une aberration mais la conséquence inévitable de ses incitations », accuse Steve Schmidt, ancien stratège de la campagne de John McCain, qui a rendu sa carte du parti républicain.

A deux semaines des midterms, la politique américaine est plus clivante que jamais, et Donald Trump n’a pas le monopole de la rhétorique violente. Au printemps dernier, Joe Biden avait dit son envie de monter sur un ring de boxe avec le président américain, et l’avocat Michael Avenatti appelle régulièrement les démocrates à « rendre les coups ». Rien ne semble pouvoir calmer les esprits. En 2017, un activiste de gauche avait ouvert le feu sur des élus lors d’un match de baseball. Les leaders politiques avaient alors appelé à l’unité. La trêve avait duré moins de 48 heures.

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