Comment des armes achetées par Washington ont fini deux mois plus tard chez Daesh

L’aide militaire américaine et saoudienne fournie aux rebelles syriens dit «modérés» combattant Bachar al-Assad a permis «d’augmenter la qualité et la quantité des armes» de l’organisation terroriste Daesh, selon l’ONG Conflict Armament Research.

L’ONG britannique Conflict Armament Research (CAR) a publié un rapport le 14 décembre un rapport qui donne des éclairages sur la provenance de l’arsenal militaire dont disposait Daesh pour bâtir son califat en Syrie et en Irak.

Le rapport établit que des armes parmi les plus sophistiquées, notamment des munitions antiblindage, achetées par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, ont fini par se retrouver entre les mains de l’organisation terroriste. «La livraison de matériel [militaire] dans le cadre du conflit syrien, par des parties étrangères – notamment les Etats-Unis et l’Arabie saoudite – a indirectement permis à l’EI d’obtenir des quantités substantielles de munitions antiblindage», peut-on lire dans le document.

Selon l’ONG, les armes livrées par Washington et Riyad à l’opposition syrienne, ont in fine «augmenté de manière significative la quantité et la qualité des armes dont disposait l’EI». Sans détailler les circonstances qui ont permis aux djihadistes d’obtenir cet armement, le rapport explique que les combattants de l’EI ont parfois pu s’en emparer «en le capturant sur le champs de bataille», sans toutefois exclure la piste des trafics.

Acheté par les Etats-Unis, un lance roquette garnit deux mois plus tard l’arsenal de l’EI

 Dans certains cas précis, comme pour un lanceur de roquettes antitanks de type 9M111MB-1 ATGW, seulement deux mois se sont écoulés entre son achat en Bulgarie en décembre 2015 par les Etats-Unis et sa saisie en février 2016 dans un stock de l’EI, à Ramadi en Irak. Photo à l’appui, le rapport note qu’une batterie antichar portative du même genre, portant un numéro de lot similaire et un numéro de série proche, a été utilisée en décembre 2016 par une unité rebelle syrienne, Jaysh Al-Nasr, détaille Le Monde.

Les experts de l’ONG affirment en outre que ces armes, notamment fabriquées en Roumanie et en Bulgarie, ont été illégalement fournies aux rebelles syriens en vertu des accords signés qui interdisent au pays acheteur de transférer ce matériel sans autorisation préalable. Pour arriver à ces conclusions, CAR a mené durant trois ans une enquête lors de laquelle 40 000 pièces récupérées dans les territoires libérés ont été analysées.

Le Washington Post avait révélé le 19 juillet dernier que le président américain Donald Trump avait décidé de cesser de donner des armes aux rebelles syriens prétendument «modérés», une aide militaire enclenchée par son prédécesseur  Barack Obama.

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