Comment la Dic a arreté le jeune presumé terroriste sénégalais

terroriste-djihadisteIl a fallu une coopération entre les agents de la Division des investigations criminelles (Dic) et les services secrets canadiens pour mettre la main sur les présumés terroristes. Il s’agit du fils d’un ancien diplomate sénégalais et trois autres présumés étudiants complices qui vivaient au Canada.

L’un d’eux Samir Halivovic a échangé plusieurs messages avec Assane Kamara alors que ce dernier était au Sénégal pour préparer son visa pour la Syrie en passant par la Turquie. Ces messages, parfois codés, interceptés par les enquêteurs canadiens corsent le dossier d’Assane Kamara.

L’important travail des services sénégalais et canadiens a mis en exergue tout un réseau de terroristes présumés qui étaient en contact permanent. Samir Halivovic comme Kamara était un ancien étudiant de la même université. Il a rejoint la Syrie courant 2014 en même temps que deux autres connaissances à savoir Zakria Habibi et Youssef Sakhir, devenus combattants pour le compte de l’Etat islamique. Les services canadiens ont établi l’existence de liens solides entre les quatre anciens étudiants, comme l’a affirmé le «Torontostar », une publication canadienne.

Selon Libération, peu avant cette arrestation, A. Lô, mère de Assane Kamara s’était présentée dans les locaux de la Dic pour signaler la «transformation» de son fils depuis son séjour en Tunisie. D’ailleurs, elle ajoutera qu’à son retour au Canada, son fils fréquentait des Afghans et des Pakistanais dans une sorte de mosquée baptisée «Sahaba » où, son rejeton devenu imam, prêchait le jihad, pour ne pas dire la lutte armée contre les «mécréants»

Les enquêteurs de la Dic le filent pendant un moment, jusqu’à ce qu’il entre et ressorte de chez lui, à Sacré Cœur II, avant de l’intercepter et de le conduire à leur siège, sis à Rue Carde. Interrogé, Assane Kamara reconnaît s’être rendu en Tunisie mais jure que c’était pour rencontrer un certain Waffi qu’il aurait connu à l’université. Il ne savait sans doute pas que les enquêteurs de la Dic avaient découvert que le virement en question lui a été envoyé, depuis l’Algérie, par un jihadiste dont le nom de guerre est Abou Zayid.

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