COMPETENCE DE LA CREI A JUGER KARIMA WADE HENRI GREGOIRE DIOP ET CIE DEBOUTENT LA DEFENSE

karim-w0787-620x325La Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (Crei) est compétente pour juger Karim Wade, ancien ministre d’Etat sous l’ère Abdoulaye Wade. C’est la réponse servie aux avocats conseils du prévenu par la juridiction en question et son président Henry Grégoire Diop, hier, lundi 18 août, au cinquième jour du procès contre Karim et compagnie, poursuivis pour enrichissement illicite.

La poire a été coupée en deux, le verdict connu sans équivoque. La Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (Crei) s’est déclarée compétente, en premier et dernier ressort, pour poursuivre Karim Wade, ancien ministre et non moins fils de l’ancien Chef de l’Etat du Sénégal, Abdoulaye Wade.
Cette décision de la Cour a été rendue publique hier, lundi 18 août, au cinquième jour du procès contre Karim Meissa Wade, poursuivi par cette dite Cour pour enrichissement illicite.
 
Les avocats de Karim Wade avaient soulevé une exception d’incompétence de la Crei pour juger leur client, en détention depuis mi-avril 2013 à Rebeuss. Depuis que le prévenu, Karim Wade, a été mis en demeure par le procureur spécial, la défense n’a cessé de soulever l’incompétence de la Crei à juger le fils de l’ancien Chef de l’Etat, car les faits qui lui sont reprochés ont été commis dans l’exercice de ses fonctions de ministre. Une position qui a été défendue au quatrième jour d’audience du procès, notamment dans les vices de forme sur la procédure enclenchée contre Karim Wade, pour enrichissement illicite.
 
La défense appelée à soulever toutes les exceptions mercredi
 
La Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (Crei) a ordonné à la défense de soulever l’ensemble des exceptions sur la procédure, ce mercredi 20 août. Cela fait suite aux interminables exceptions, soulevée par la défense depuis le début de la procédure enclenchée contre le fils de l’ancien Président du Sénégal.
 
Depuis le début du procès enclenché par la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (Crei) contre Karim Wade et Cie, pour enrichissement illicite, le 31 juin dernier, les débats n’avancent presque pas sur le fond du dossier. Au cinquième jour d’audience, notamment hier, lundi 18 août, les débats tournaient toujours sur les vices de forme sur la procédure, soulevée par la défense, et non pas encore sur le fond du dossier. Une lenteur qui a suscité la réaction de la partie civile qui a demandé à la défense de soulever toutes les exceptions pour pouvoir attaquer le fond du dossier. 
 
Une demande qui n’a pas trouvé l’enchantement de la partie adverse qui a estimé que les exceptions peuvent être soulevées à toutes les étapes du procès.
 
Après concertation, la Cour, en la personne d’Henry Grégoire Diouf, a demandé à la partie de la défense de formuler l’ensemble des exceptions, le mercredi prochain, notamment le 20 août prochain. Il a, en outre, invité la défense à se prononcer uniquement sur l’exception qu’elle a soulevée, notamment celle de sursis  à statuer.

Jean Michel DIATTA

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