Congo RDC Un ex-milicien jugé à Kinshasa après libération par la CPI

Germain Katanga
Germain Katanga
Germain Katanga

Germain Katanga, l’ex-milicien connu son le nom de Simba a été jugé ce mercredi à Kinshasa après avoir été libéré par la Cour pénale internationale (CPI).

L’homme a comparu pour crime de guerre, crime contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel.

Le procès de l’ancien milicien, devenu commandant en chef de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI), Germain Katanga a commencé hier mercredi. Il a été jugé avec cinq autres accusés pour crime de guerre, crime contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel en Ituri, une province de la RDC.

Germain Katanga a été arrêté en mars 2005 par les autorités congolaises qui le remette en octobre 2007 à la CPI qui l’ont transféré au centre de détention de la CPI à La Haye. 

Il a été inculpé de six chefs d’accusations de crime de guerre (assassinat, traitements inhumains ou cruels, utilisation d’enfants de moins de quinze ans pour participer activement à des hostilités; esclavage sexuel; attaques intentionnelles de civils et pillage) et trois chefs d’accusations de crime contre l’humanité (meurtre, actes inhumains et esclavage sexuel), pour les actes commis pendant l’attaque contre le village de Bogoro; attaque perpétrée en février 2003 contre un camp militaire qui coûta la vie à près de soixante civils.

En mars 2014, après une requalification des charges et à la majorité des voix, la CPI a jugé que G. Katanga n’a pas participé à l’attaque de Bogoro, ni n’en a été un des organisateurs. Cependant, deux des trois juges de la chambre de première instance considèrent qu’en aidant au stockage des armes qui ont permis cette attaque, Germain Katanga s’est rendu coupable de complicité de crimes contre l’humanité, permettant ainsi sa condamnation à 12 ans de prison. 

À la suite d’une réduction de sa peine, il a été jugé libérable le 18 janvier 2016. Il est transféré en décembre 2015 à la prison de Kinshasa pour purger le reliquat de sa peine. Il lui est cependant notifié qu’il sera poursuivi pour l’attaque des soldats de la MONUC en février 2005.

Katanga était la deuxième personne déférée devant la CPI depuis sa création en 2002. Sa condamnation devient la première décision judiciaire définitive de l’histoire de la Cour pénale internationale après le retrait de ses appels.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*