Conseil de sécurité de l’ONU: sur les Rohingyas, des huis clos suspects et agaçants !

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir aujourd’hui sur la situation en Birmanie. Selon les derniers chiffres de l’organisation, 370 000 Rohingyas, une ethnie musulmane de Birmanie, ont dû fuir les violences et persécutions vers le Bangladesh voisin depuis la fin août.

Et pourtant, le Conseil de sécurité se réunit à huis clos alors que Haut-Commissaire aux droits de l’homme a évoqué un «nettoyage ethnique en règle». Une mesure incompréhensible et suspecte qui agace les ONG.

C’est 2e fois en 2 semaines que le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies se réunit sur la situation en Birmanie. A chaque fois, il s’agit de consultations privées, fermées à la presse. Pour Louis Charbonneau, de l’organisation Human Rights Watch (HRW) dont les propos sont rapportés par Rfi, par ce geste, les diplomates envoient un message qui équivaut à un «permis de tuer».

«Quand on parle de nettoyage ethnique de grande ampleur lors duquel un groupe ethnique est déporté d’un Etat entier, qu’est ce qui justifie que la situation en Birmanie soit abordée du bout des lèvres ?». La réponse est évidemment du côté la Chine, premier partenaire commercial de la Birmanie. Pékin a tout fait pour éviter que le sujet ne se retrouve à l’agenda du Conseil de sécurité.

Les Organisations non gouvernementales s’indignent et veulent des actions concrètes. «Ce que nous aimerions à Human Rights Watch, c’est que le Conseil de sécurité menace de sanctions, de gel des avoirs, d’interdiction de voyager, d’embargo sur les armes… Nous avons entendu des diplomates que ça pourrait fragiliser Aung San Suu Kyi mais franchement Aung San Suu Kyi a été transparente. Elle n’a rien dit», décrit Louis Charbonneau.

Aung San Suu Kyi, qui avait pourtant annoncé sa présence à cette réunion de dimension internationale, a finalement annulé son déplacement et sera représentée par son second vice-président.

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