Corées: Fin de la guerre annoncée (et ouverture de la frontière ?)

Dans le cadre d’une déclaration conjointe des dirigeants sud-coréen et nord-coréen, les deux pays ont convenu de cesser toutes leurs activités hostiles sur mer, sur terre et dans les airs. De plus, les pays vont déclarer cette année la fin de la guerre de Corée et transformer l’accord de cessez-le-feu en accord de paix.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un et le Président sud-coréen Moon-Jae-in ont signé vendredi une déclaration conjointe dans le cadre du sommet de Panmunjeom.

Les dirigeants des deux Corées ont convenu de cesser toutes leurs activités hostiles sur mer, sur terre et dans les airs.

Les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de transformer la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays en une «zone de paix». Il n’y aura plus de guerre entre les Corées, souligne la déclaration.

La Corée du Sud et la Corée du Nord vont déclarer cette année la fin de la guerre de Corée, dont l’armistice avait été signée en 1953, et vont transformer l’accord de cessez-le-feu en accord de paix.

De plus, les dirigeants se sont engagés vendredi à opérer une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne». Les parties ont convenu que les mesures prises par le Nord pour dénucléariser la péninsule coréenne sont d’une grande importance et ont décidé qu’à l’avenir, le Sud et le Nord feront tout leur possible pour tenir leurs engagements.

Le Président Moon se rendra cet automne à Pyongyang, ajoute la déclaration. De son côté, Kim Jong-un a promis de ne pas répéter «les erreurs du passé».

En outre, Kim Jong-un a déclaré ses espoirs quant à une réunification de la péninsule.

«Je crois que le Nord et le Sud se réuniront dans l’avenir», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dans le cadre du sommet intercoréen.

Lu ici

Des routes r’ouvertes ?

Présent en Corée du Sud à l’occasion du sommet intercoréen, Kim Jong-un a ouvertement évoqué auprès du Président sud-coréen Moon Jae-in un point faible de son pays par rapport à son voisin du sud.

Dans le cas où la paix se rétablirait sur la péninsule coréenne, il semblerait que la Corée du Nord envisage en premier lieu de développer les liaisons routières et ferroviaires entre Pyongyang et Séoul.

Au cours de sa conversation avec le Président sud-coréen Moon Jae-in, le dirigeant nord-coréen a, pour la première fois, comparé l’état de l’infrastructure de transport de son pays avec celle du sud, en reconnaissant ouvertement un écart dans ce domaine.

«Comme m’ont raconté les personnes qui ont assisté aux Jeux olympiques à Pyeongchang, les chemins de fer et les transports en commun dans le sud sont très bien organisés. De notre côté, nos transports ne sont pas confortables et cela m’inquiète», a dit Kim Jong-un dont les paroles ont été reprises par un représentant de l’administration présidentielle de la Corée du Sud.

Alors que Moon Jae-in a déclaré qu’il aimerait «visiter le mont Paektu en Corée du Nord», Kim Jong-un lui a répondu: «si vous venez dans le Nord, je pourrais être très mal à l’aise».

«Cela m’inquiète que nos transports ne soient pas très confortables et efficaces», a poursuivi le leader nord-coréen.

Vendredi, Kim Jong-un est devenu le premier  dirigeant nord-coréen à franchir la ligne de démarcation militaire qui divise la péninsule. La première réunion avec le Président sud-coréen Moon Jae-in s’est déroulée dans la partie sud-coréenne de la zone démilitarisée. Comme prévu, les dirigeants des deux Corées discuteront des questions dont dépendent l’amélioration des relations Nord-Sud, ainsi que de la dénucléarisation nord-coréenne et des perspectives de réunification.

Source

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*