Coup d’Etat en Côte-d’Ivoire : les aveux de Sarkozy

Gbagbo-2-b4405-300x196Sarkozy, toujours en quête de gloire, y compris pour des actes odieux, a avoué être l’instigateur du coup d’Etat perpétré en Côte-d’Ivoire, en avril 2011, qui a fait des milliers de morts et jeté le pays dans le chaos. Secret de polichinelle pour les Ivoiriens et les observateurs de l’Afrique, tôt ou tard, le mis en examen Sarkozy devra aussi rendre des comptes pour çà.
De Jean-Louis Debré à Rama Yade, en passant par Juppé, sans oublier la grande majorité des derniers grognards gaullistes, tous se rejoignent pour rejeter l’Etats-unien, aux ordres de la CIA, qu’est Sarkozy. Cela n’entrave en rien les desseins de l’ambitieux mis en examen (dans deux affaires graves), lequel veut s’emparer, une fois encore, du pouvoir, pour sauver sa peau, grâce à l’immunité que lui confèrerait la fonction de président de la République, au moins le temps du mandat.
Il est bien évidemment soutenu par les mêmes fidèles fanatiques qui doivent à leur timonier sur talonnettes d’avoir occupé des postes ministériels ou d’autres fonctions en vue. Les récalcitrants des derniers mois rentrent dans le rang les uns après les autres. La peur des représailles, sans doute, s’il advient que Sarkozy réussit son coup foireux, en dépit des multiples casseroles judiciaires qu’il traîne, depuis des années.
La plus emblématique, c’est Morano, grande langue superfétatoire dans le débat politique national, qui crachait encore, il y a peu, son venin sur son cher mentor. Bien entendu, ses gesticulations verbales et autres postures outrées n’étaient que du cinéma. A l’approche du jour des récompenses (espérées en mai 2017) l’heure n’est plus à la vindicte contre celui qui l’a faite princesse de l’art de ramener sa fraise pour ne rien dire, sans jamais la fermer.
Son élection créerait le désordre en France
Pour tous les affidés, en quête de reconnaissance et de prébendes, il faut à tout prix continuer à exister dans cette jungle politicarde impitoyable. Pour ce faire, ils s’en remettent une fois encore au pire : celui pour qui la France ne compte que parce qu’elle lui permet d’atteindre les honneurs et l’argent, qui le mettront dans la lumière, comme les plus « grands » ! Sauf qu’il n’est pas De Gaulle, auquel il se compare sans vergogne, et ne le sera jamais.
Si par malheur, le fomenteur des troubles en Libye et en Côte-d’Ivoire, était élu président de la République, en 2017, l’état d’esprit revanchard du personnage, qui se manifeste en toute occasion et de façon particulièrement indécente dans sa récupération de l’odieux attentat de Nice, créerait un désordre en France, dont les conséquences seraient de mettre le pays à feu et à sang !
Lorsqu’on examine l’étendu des dégâts, après son sinistre passage, en France, et à l’étranger, notamment en Libye et en Côte-d’Ivoire, on ne peut qu’être très inquiets pour la concorde nationale et les droits des plus fragiles, si les Français, soudain pris de cécité, renouvelaient leur confiance à ce danger pour les libertés et la paix dans le monde.
Sarkozy est responsable des conséquences du désordre semé en Libye et en Côte-d’Ivoire
J’écrivais, il y a quelques jours : « Sarkozy, toujours lui, a trahi avec un total mépris, en 2007, la volonté exprimée par les Français en 2005, d’une Europe sociale et non mercantile, il a cristallisé les ferments de la révolte. Les conditions de sa survenue sont à présent là. La méconnaissance des ressorts humains est stupéfiante de la part du mis en examen Sarkozy.
Un dangereux, fut-il mandaté par les Etats-Uniens, reste un danger pour l’humanité, comme le fut son grand ami Bush qui alla déstabiliser le Moyen-Orient en 2003, avec les conséquences que l’on connaît à présent. Des morts innocents partout qui tombent sous les coups les plus lâches d’un groupe religieux fanatisé au nom de l’Islam triomphant !

Si Sarkozy n’était pas allé semer sa pagaille meurtrière en Libye et en Côte-d’Ivoire, et si Hollande n’avait pas mis ses pas dans ceux du guerrier fou, en allant se mêler des affaires syriennes, la France aurait probablement été épargnée par la folie meurtrière des islamistes ! »
Les aveux de Sarkozy : « On a sorti Gbagbo, on a installé Ouattara »
« Il y a eu une improvisation sur le Mali et la Centrafrique. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas intervenir, mais je n’ai toujours pas compris ce qu’on allait y faire. Le Mali, c’est du désert, des montagnes et des grottes. Quand je vois le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire… On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien.
Nicolas Sarkozy a fait cet aveu de taille lors des nombreux rendez-vous secrets qu’il a eus pendant sa retraite politique de deux ans et demi avec Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel pour chroniquer le quinquennat de François Hollande. Des confidences que les deux journalistes français ont consignées dans un livre paru, en novembre 2014, aux éditions Flammarion, sous le titre :
« Ça reste entre nous, hein ? Deux ans de confidences de Nicolas Sarkozy. Et qui dévoile, selon l’éditeur, « un Sarkozy brut de décoffrage, sans le filtre de la communication que les Français détectent et abhorrent.
Les vérités d’un aveu
Nicolas Sarkozy avoue avoir installé Alassane Ouattara en renversant le président Laurent Gbagbo, déclaré élu à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2010, et investi comme tel par le Conseil constitutionnel, l’unique juge des élections en Côte d’Ivoire. Gbagbo a été « sorti » pour qu’Alassane Ouattara soit « installé » comme l’affirme Nicolas Sarkozy, à la page 39 du livre.
La première vérité, c’est qu’il s’agit d’un aveu pur et simple de coup d’Etat. La deuxième vérité dévoilée par cet aveu, c’est que Sarkozy reconnaît l’implication de la France dans le drame ivoirien qui a coûté la vie à des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes. La troisième vérité, c’est la raison économique qui a motivé, comme l’indique Nicolas Sarkozy, la barbarie de l’armée française en Côte d’Ivoire. Notre pays étant pour la France, une vache à lait. Dès lors, toutes ses ressources naturelles énormes doivent être contrôlées par la France.
Le choix des Ivoiriens n’était pas Ouattara
Toutes ces vérités contredisent clairement ce que Nicolas Sarkozy avait toujours brandi comme argument au début de son offensive contre le président Gbagbo dans une affaire de contentieux électoral. A savoir que c’était pour « le respect du choix des Ivoiriens exprimé dans les urnes.
Le choix des Ivoiriens n’était pas Ouattara. Gbagbo qui en était sûr avait demandé le recomptage des voix sous la supervision de la communauté pour voir où se trouvait la vérité. Mais cette démarche démocratique et pacifique avait été catégoriquement récusée par Sarkozy qui a usé de la violence militaire pour installer son poulain, Alassane Ouattara, à la tête de la Côte d’Ivoire.
Robert Krassault
Source : http://reseauinternational.net/les-aveux-de-sarkozy-sorti-gbagbo-installe-ouattara/
Une majorité de Français n’en veut plus
Le cynisme ou l’inconscience (probablement les deux) du personnage va jusqu’à mettre en exergue ses actes les plus odieux pour en retirer seul toute la gloire, de crainte qu’un autre lui vole la vedette. Ces aveux stupéfiants, sur son intervention, en Libye et en Côte-d’Ivoire en disent long sur le personnage perturbé qu’est Sarkozy. Il n’empêche, ceux-ci résonnent comme un cinglant avertissement sur le danger que représente ce type d’individu pour la démocratie et la paix dans le monde.
Tôt ou tard Sarkozy devra rendre des comptes. Huit Français sur dix n’en veulent plus à la tête du pays. Est-il aveugle et sourd ?
Verdi

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coup-d-etat-en-cote-d-ivoire-les-183053

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