Cour Pénale pour Indigènes : CPI le 15 mars 2016.

CPI_Chanson-on gagne2– Cour Pénale pour Indigènes : CPI le 15 mars 2016. Fin de parcours pour un mensonge. Dramane Ouattara et son épouse, confondus, pris la main dans le sac dansant « on gagne ou on gagne » d’Allany, dans le prétoire.

CPI le 15 mars 2016. Fin de parcours pour un mensonge. Ouattara et son épouse, confondus, pris la main dans le sac dansant « on gagne ou on gagne » d’Allany, dans le prétoire.

Fin de parcours pour un grossier mensonge de l’accusation aujourd’hui à la Cour pénale internationale, à la La Haye. « On gagne ou on gagne », morceau phare de la chanteuse ivoirienne Antoinette Allany, preuve selon l’accusation du plan commun du Président Laurent Gbagbo et de son Ministre Blé Goudé, de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, vient de voler en éclats grâce à la ténacité de Me Emmanuel Altit, l’avocat de la défense.

Ce dernier a fait diffuser le clip de la chanteuse dans lequel on aperçoit, surprise, le couple Ouattara en train de danser abondamment, et le ministre Hamed Bakayoko lancer des billets de banque à l’artiste pour l’encourager.
Tous les barons du rassemblement des républicains (RDR), le parti d’Alassane Ouattara, s’en donnant également à cœur joie, dans un stade bourré et en pleine effervescence, lors d’un meeting.

Cette chanson était comme on l’a dit, la base de l’accusation pour justifier son fameux plan commun contre le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé.

Pour la procureure Fatou Bensouda et son adjoint Mac Donald, cette chanson « on gagne ou on gagne » était la preuve suprême que le Président Laurent Gbagbo avait mis en place un plan commun dans le but de confisquer le pouvoir par tous les moyens en 2010. Si donc cette expression cataloguée pro-GBAGBO, signifiait que Laurent Gbagbo voulait se maintenir au pouvoir par tous les moyens, pourquoi Alassane Ouattara et son épouse la dansaient donc?

Avait-il eux aussi l’intention de se maintenir au pouvoir par tous les moyens ? Avaient-ils eux aussi un plan commun ? La CPI devrait à mon sens enquêter de ce côté-là. Le procureur Mac Donald, toute honte bue, se faisait tout petit lors de la diffusion de ce clip, se fendant juste d’un rire jaune. La messe était dite. Le mensonge venait de passer de vie à trépas.

Comme on le voit, le mensonge court vite mais la vérité finit toujours par le rattraper. Fin donc de parcours pour un grossier mensonge, « on gagne ou on gagne ».

On devrait pouvoir passer à autre chose. Les devraient s’accélérer.

Michèle Laffont depuis La Haye

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