Crash d’un aéronef médicalisé au large de Dakar: l’ASECNA au cœur du scandale

Le Bureaux d’enquête et d’analyse chargée de faire la lumière sur le crash d’un aéronef  au large de Dakar a découvert que le 6V-Aim avait provoqué 2 incidents le 23 juillet 2015 puis le 31 août 2015. Or, le rapport concernant l’incident du 23-07-2015 n’a été envoyée par l’ASCNA à l’ANACIM que le 27-08-15 ; soit un mois et quatre jours après l’occurrence. Celui du 31-08-2015, n’a été envoyé que le 08-09-2015.

En effet, note Libération, le 6V-Aim qui avait crashé au large de Dakar avait provoqué 2 incidents le 23 juillet 2015 puis le 31 août 2015. Selon les enquêteurs, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) a informé l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) de ces deux incident avec un retard troublant.

Selon le journal, le rapport concernant l’incident du 23-07-2015 n’a été envoyé que 27-08-15; soit un mois et quatre jours après l’occurrence. Celui du 31-08-2015, n’a été envoyé que le 08-09-2015. Celui du 31-08-2015, n’a été envoyé que le 08-09-2015, soit trois jours après le crash.

L’ANACIM a reçu le premier rapport le 08-09-2015; soit 9 jours avant l’accident. Or, dans ce rapport, qui n’a pas été transmis à temps, l’ASECNA qui a fait preuve d’un retard scandaleux recommandait l’inspection du 6V-Aim.

Conséquence directe de ce retard sans la transmission du rapport: l’avion a continué à voler sans inspection ni intervention sur son système altimétrique jusqu’au 5 septembre 2015 (jour du crash) alors que l’exploitation d’un aéronef doit être interdite et les mesures nécessaires pour l’empêcher voler prises lorsque cet aéronef ou son exploitation est susceptible de présenter un danger…

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