CREI – Décision de la Commission d’instruction : Aïda Ndiongue en salle d’attente

Aïda Ndiongue est encore attendue devant la Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Le Quotidien a appris que les juges n’ont pu examiner, mercredi, le réquisitoire du procureur spécial parce que «le président de la Commission d’instruction n’était pas sur place».

Elle devra donc y retourner «vendredi ou lundi prochains», apprend-on. Alioune Ndao avait reçu lundi les réponses de Mme Ndiongue à la mise en demeure qu’il lui avait servie. A l’arrivée, le procureur spécial n’a pas été convaincu par les justifications de la responsable libérale.

Le patrimoine pour lequel Aïda Ndiongue est poursuivie, 41 mil­liards selon les estimations du parquet spécial, suscite encore des interrogations. Il y a aussi les bons au porteur qu’elle dit être le fruit de ses marchés qu’elle a gagnés.

Ses 9 comptes bancaires logés à la Cbao intéressent également les magistrats de la Crei qui voudraient en savoir davantage sur «les virements effectués dans des banques off-shore comme à Paris où elle disposerait d’un compte géré par Mme Huss, une amie» à elle. Sur les 9 comptes, confie-t-on, «seuls deux sont débités de moins de 200 mille francs Cfa».

Il y a aussi Luxembourg, une des destinations de la baronne du Walo, mais aussi «le dernier virement vers les Bahamas et qui date de mai 2012», au lendemain de la défaite du régime libéral à hauteur de 5 milliards de francs Cfa.

Alioune Ndao fouine également sur «les nombreuses opérations de la Cbao à Dubaï entre 100 mille et 200 mille euros» effectuées par Mme Ndiongue. Voilà quelques-uns des éléments prêtés à Aïda Ndiongue. 

  • Écrit par  Hamath KANE

hamath@lequotidien.sn

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